Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
San Bernardino, Californie, pour les premières années. Puis Oregon à 17 ans, et depuis, comme il le dit lui-même : « I just kept showing up. » Eric McConico a mis sept ans à frapper à la porte de l’UFC — le temps de construire un record solide en circuit régional, de coincer Jared Cannonier dans son coin pour apprendre comment l’octogone se respire au plus haut niveau, et de déménager en Arizona rejoindre The MMA Lab sous la direction de John Crouch. Aujourd’hui installé à Glendale avec sa femme et ses cinq enfants, le poids moyen américain présente un record professionnel de 11 victoires, 4 défaites et 1 nul, commencé le 10 février 2018.
Avant de cogner dans l’octogone, McConico a tapé dans un ballon ovale en tant que running back à l’université de Southern Oregon, après avoir lutté au lycée. Ces deux disciplines ont forgé son rapport au corps : mobilité, puissance de pénétration, résistance à l’impact. À cela s’est ajoutée une ceinture violette en BJJ, qui explique ses trois soumissions au compteur — toutes sur rear-naked choke. Son profil de finisher est réel : 4 KO/TKO, 3 soumissions, pour seulement 4 victoires aux points sur 11 victoires au total.
Le 22 février 2025, la carte d’UFC Seattle part en morceaux à dix jours de l’événement. McConico décroche son téléphone et dit oui. Face à lui, Nursulton Ruziboev, invaincu à l’époque. Le deuxième round tourne court : McConico surexpose une main droite, se retrouve à terre, et le TKO arrive à 33 secondes du round 2. Défaite brutale, mais leçon encaissée sans trembler.
Il repart six mois plus tard, le 10 août 2025, contre Cody Brundage. Trois rounds, décision partagée en sa faveur — sa première victoire à l’UFC, gagnée à l’usure. Puis UFC 322 à Madison Square Garden, le 15 novembre 2025 : Baisangur Susurkaev, prodige invaincu entraîné par Khamzat Chimaev, arrive en favori absolu. Le troisième round bascule sur un crochet droit dévastateur, McConico s’effondre face contre sol. Deuxième KO encaissé à l’UFC.
Le 25 avril 2026 à l’UFC Vegas 116, McConico retrouve l’octogone face à Rodolfo Vieira, ancien champion mondial de jiu-jitsu dont la griffe au sol reste une menace permanente. McConico survit au premier round, échappe aux tentatives de contrôle, et prend les deux rounds suivants à la boxe, profitant de la fatigue du Brésilien. Décision unanime 29-28 sur les trois cartes. Bilan UFC désormais 2-2 — mais avec une montée en régularité évidente.
À 35 ans, McConico est loin d’être une révélation précoce. C’est autre chose : un gars qui a accepté un débuts sur dix jours de préparation face à un prospect explosif, qui a encaissé deux KO à l’UFC sans baisser la garde, et qui continue de gagner des rounds face à des adversaires dont le pedigree dépasse souvent le sien. Ses deux aînés font déjà du jiu-jitsu et du kickboxing. Le cycle continue.