Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 3 mai 1989 à Montclair, en Californie, Bryan Barberena a grandi à Rancho Cucamonga avant de poser ses valises en Arizona pendant le lycée. Son père vient de Cali, en Colombie, et Barberena revendique les deux héritages — il arrive dans l’octogone avec les deux drapeaux. Son surnom « Bam Bam », sa famille le lui a collé gamin parce qu’il « courait partout en tapant sur tout ». On ne peut pas dire que ça ait changé avec les années.
Avant de monter sur les rings, il construisait des silos à grain dans le Midwest. Pas le profil classique de la factory de champions. C’est à l’MMA Lab de Glendale, en Arizona, qu’il s’est forgé — ceinture bleue de jiu-jitsu sous John Crouch — avant de rejoindre Gym-O en Caroline du Nord vers 2018. Sa carrière pro démarre en 2009, et il empile 9 victoires pour seulement 2 défaites sur le circuit régional, dont un titre DFC en mi-lourd.
Ses débuts à l’UFC remontent au 13 décembre 2014, face à Joe Ellenberger à l’UFC on Fox 13. Victoire par TKO au troisième round. Le ton est donné. En mai 2016 à l’UFC 198, il fait l’exploit d’arrêter Warlley Alves — alors invaincu avec un bilan de 10-0 — alors qu’il était donné à +450 par les bookmakers. Un des plus gros upset du welterweight cette année-là.
Son dossier UFC compte cinq bonus « Fight of the Night ». Pas surprenant pour un combattant dont le plan de match, quelle que soit la situation, consiste à avancer et à frapper. En septembre 2017 à l’UFC Fight Night 115, il envoie un uppercut gauche au sol Leon Edwards — futur champion du monde — mais s’incline aux points après être parti si fort. Contre Vicente Luque à l’UFC Fight Night 135 en août 2018, il tient tête pendant deux rounds dingues avant de tomber à six secondes de la sirène finale, sur genoux et coups de poing. Un de ces combats dont tout le monde parle encore.
Son meilleur soir en UFC : le 2 juillet 2022 à l’UFC 276. Robbie « Ruthless » Lawler en face, légende du welterweight. Barberena le sort à la fin du deuxième round à la sortie d’un échange qui ressemblait à un jeu de flipper humain. Bonus de la nuit, standing ovation, la définition exacte de ce pour quoi les gens regardent les combats.
Au total, 18 victoires et 12 défaites en carrière, avec 11 finishes par KO/TKO, un taux de finish à 73 %. À l’UFC, son bilan s’établit à 9-7 en 16 sorties, dont des défaites face à Colby Covington (décision unanime, décembre 2016), Rafael dos Anjos (soumission, décembre 2022) et Gerald Meerschaert (soumission R2, 16 mars 2024 à l’UFC Fight Night : Tuivasa vs. Tybura). C’est ce dernier combat qui a précipité sa libération par l’UFC, annoncée le 21 mars 2024.
Marié à Diana, père de trois enfants, Bryan Barberena reste l’archétype du combattant qui ne vient jamais pour faire du remplissage. Quand il était dedans, la nuit était rarement ennuyeuse.