Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Gadzhi Omargadzhiev est né le 24 février 1993 au Daghestan, la région russe qui a produit une génération entière de grapplers d’élite. Il commence la lutte libre à 11 ans — la base de presque tous les Daghestanais qui finissent un jour dans une cage — avant de basculer vers le MMA à l’âge adulte. Le chemin est logique : son grappling est déjà au-dessus du lot quand il signe sa première victoire professionnelle le 21 septembre 2013. Il gravit les échelons en silence, empoche le titre de champion du monde de combat sambo, devient champion de Russie MMA, et accroche une médaille aux championnats d’Europe amateurs. Pas le genre de palmarès qu’on fabrique.
Aujourd’hui basé à Paris, il s’entraîne à la MMA Factory — la même salle qui a vu passer Nassourdine Imavov et d’autres combattants au profil similaire. Un Daghestanais à Paris, c’est devenu une combinaison gagnante dans le MMA français.
Le surnom « UMAR » colle bien à quelqu’un dont 85 % des victoires s’arrêtent avant la fin. Huit KO, trois soumissions — dont une spécialité sur les jambes, le kneebar — et sept finishs au premier round sur l’ensemble de sa carrière. Ce n’est pas un joueur de décision. Quand il sent une ouverture au sol, il y va. Et la particularité qui le distingue franchement de beaucoup d’autres finisheurs : à 15-4 au compteur, il n’a jamais été ni KO ni soumis en pro.
Le 26 octobre 2021, il passe la rampe de la Contender Series de Dana White en soumettant Jansey Silva par kneebar au premier round. Le contrat UFC suit. Son premier combat dans l’Octogone, le 16 avril 2022, l’oppose à un Brésilien qui allait vite faire parler de lui : Caio Borralho. Défaite aux points, 3 rounds. Six mois plus tard, à l’UFC 280 d’Abu Dhabi le 22 octobre 2022, il affronte Abubakar Nurmagomedov — autre samboïste daghestanais, cousin de Khabib. Même résultat, décision unanime. Son passage à l’UFC s’arrête là : 0-2, deux défaites aux points face à deux adversaires qui ont depuis continué à grimper.
Relâché par l’organisation, Omargadzhiev reprend là où il excelle. En décembre 2023, il finit Sanderson Santos par TKO au troisième round. En mars 2024, il chute par soumission (rear-naked choke) contre Boris Medvedev — sa première défaite par finish en pro. Il repart de l’avant en avril 2025 avec une victoire par arm-triangle au premier round contre Julio Cesar Spadaccini. En octobre 2025, il s’incline aux points contre Stanislav Vlasenko à MFP 260, sur cinq rounds. Son bilan actuel : 15 victoires, 4 défaites.