Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand son contrat UFC est arrivé dans sa boîte mail en novembre 2020, Dean Barry venait tout juste de devenir père. Son fils Jayce était né quelques heures plus tôt. Ce n’est pas un détail anecdotique : ça dit tout sur la trajectoire de ce Dubliner de Tallaght, qui se bat depuis la même énergie — trouver et tenir quelque chose qui vaut le coup.
Barry a commencé les arts martiaux enfant, et il a grimpé vite. Sous les couleurs WAKO, il a décroché plusieurs titres mondiaux de kickboxing, aussi bien chez les juniors que chez les seniors — un palmarès qui l’a amené à s’entraîner aux États-Unis avec des pointures du kickboxing mondial. En 2017, il franchit le cap du MMA. Premier combat professionnel le 16 septembre 2017 à Shamrock FC 294 : Thomas Thatcher ne passe pas le premier round. Le schéma se répète sur ses combats suivants, à une exception près : en mai 2018, Anthony Taylor lui inflige une soumission par rear naked choke au deuxième round (BAMMA 35). Une leçon encaissée, pas une trajectoire brisée.
Il repart à zéro sur les fondamentaux et intègre SBG Charlestown, où il travaille sous Owen Roddy — l’entraîneur frappe de Conor McGregor. En juin 2019 (Titan FC 55), Corey Samuels tombe par KO au premier round. En septembre 2020, Abdulla Al Bousheiri encaisse un crochet gauche à UAE Warriors 13 et ne se relève pas (R1, 4:30). En décembre 2021, Drew Lipton est expédié en 21 secondes à Titan FC 73. Quatre victoires en MMA, toutes par arrêt de l’arbitre.
L’UFC l’avait signé après UAE Warriors 13, sur un record de 3-1. Mais entre les refus de visa et les reports successifs, il aura fallu attendre avril 2022 pour voir Barry sous l’octogone de l’Apex. Le 23 avril 2022, face à Mike Jackson à l’UFC Fight Night Vegas 52, le combat tourne vite : au premier round, l’arbitre stoppe l’action et disqualifie Barry pour un eye gouge et un coup à l’aine. Fin de match à 3:52. Barry conteste la décision dans la foulée, accuse Jackson d’avoir saisi l’opportunité de sortir, mais la défaite est inscrite au tableau. L’UFC le libère dans les semaines qui suivent.
Barry ne disparaît pas pour autant. En juillet 2023, il revient à Titan FC 83 et règle John Marquez d’un spinning back elbow au deuxième round — le genre de finish qui rappelle d’où vient le bonhomme. Son record à ce jour : 4-2, quatre victoires, toutes avant la limite.
Cent pour cent de ses victoires par arrêt de l’arbitre, une précision de frappe à 40% dans l’octogone, 69% de ses coups ciblant la tête — Barry construit ses combats pour finir, pas pour scorer. Sa base kickboxing se lit dans la diversité de ses outils (spinning back elbow à Titan FC 83, travail de clinch), mais c’est son sens du timing et du placement qui lui valent son surnom de « The Sniper ». À 178 cm pour un reach de 183 cm, il évolue entre welterweight et lightweight.