Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Johnny Munoz Jr. est né le 16 février 1993 à Corona, en Californie, dans une famille où le jiu-jitsu bresilien n’est pas un loisir mais un mode de vie. Ses parents ont fondé la salle C-Quence Jiu-Jitsu à Norco, et c’est là qu’il pose ses genoux sur un tatami dès l’âge de 5 ans. À 20 ans, il obtient sa ceinture noire en BJJ — multiple champion IBJJF au passage. Le surnom « Kid Kvenbo » ? Il le tient de son père. Une histoire de transmission autant que de bagarre.
Ce que peu de combattants affichent dans leurs stats : Munoz Jr. a décroché un master en santé publique à Cal State San Bernardino en 2020, la même année où il faisait ses débuts à l’UFC. L’homme a manifestement deux vitesses.
Il débute en professionnel le 29 août 2015 contre Jesus Rivas, soumission au premier round sous la bannière KOTC. La suite est linéaire : 9 combats, 9 victoires, zéro défaite. En 2019, il décroche la ceinture KOTC des poids coqs. Son taux de finishs tourne autour de 75 % — 2 KO, 7 soumissions — et il n’a jamais été soumis de sa carrière.
Le saut vers l’UFC se fait le 1er août 2020 à l’UFC Fight Night Brunson vs. Shahbazyan. Face à Nate Maness, il perd aux points, décision unanime. L’adaptation prend du temps. Un an plus tard, le 7 août 2021, il remet les pendules à l’heure en soumettant Jamey Simmons via rear naked choke au second round.
Le combat contre Tony Gravely en juin 2022 tourne court : KO au premier round, à 1 min 08. C’est la seule fois qu’on l’a arrêté par KO en carrière. Il rebondit quatre mois plus tard, le 6 novembre 2022, en battant Liudvik Sholinian aux points sur trois rounds. Mais les deux dernières sorties en octogone — défaite aux points contre Daniel Santos (juin 2023) puis contre Aoriqileng (octobre 2023) — lui coûtent sa place au roster. En décembre 2023, l’UFC ne renouvelle pas son contrat. Record final à l’UFC : 2 victoires, 4 défaites.
Munoz Jr. est avant tout un spécialiste de la soumission avec une base BJJ de haut niveau. 7 de ses 15 victoires professionnelles passent par là — RNC, heel hook, armbar. Il a du punch (2 KO à son actif) mais c’est au sol qu’il cherche à finir les combats. L’adversaire qui veut rester debout a intérêt à ne pas s’endormir : Munoz est patient, il attend l’occasion de plonger sur une prise.
Libéré par l’UFC fin 2023 avec un bilan global de 15 victoires et 4 défaites, « Kid Kvenbo » reste un combattant crédible en bantamweight. À 33 ans, le niveau régional ou les organisations secondaires pourraient lui offrir une porte de retour. L’histoire n’est probablement pas finie.