Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Liang Na a grandi à Heilongjiang, dans le nord-est glacial de la Chine, à des milliers de kilomètres des lumières de Las Vegas. Elle commence le Wushu gamine, sur insistance de ses parents, avant de glisser vers la lutte — une discipline qui va définir son MMA. C’est en 2016, devant des highlights de Ronda Rousey, qu’elle bascule définitivement : elle veut ce style, ces projections, ces soumissions en chaîne. La même année, elle fait ses débuts pro et enchaîne onze victoires consécutives, quasiment toutes avant la limite.
Entre 2016 et 2021, Liang Na construit un record impressionnant en Chine et sur le circuit WLF (W.A.R.S.). Elle remporte le titre WLF poids mouche, puis le tournoi Asian MMA Championship en 2018. Ses victoires arrivent vite : soumissions au premier round, KO en moins de deux minutes. Le style est clair — elle cherche le sol, et quand elle y arrive, c’est rarement long. Elle perd quelques fois, notamment face à Juliana Velasquez à Bellator 189 en décembre 2017 (soumission au round 2) et face à Mariya Agapova en juillet 2018. Deux défaites qui lui servent de leçon : elle refuse une première offre de l’UFC, jugeant qu’elle n’est pas encore prête. « Je ne pensais pas avoir assez d’expérience ou de talent », dira-t-elle plus tard. Elle passe par l’académie du UFC Performance Institute de Shanghai, où elle affine ses bases et gagne en confiance. À la signature de son contrat UFC en 2021, elle affiche 15 victoires, toutes par finish.
Le 24 avril 2021 à l’UFC 261, Liang Na fait ses débuts à l’UFC face à la Brésilienne Ariane Carnelossi. Elle se retrouve couchée sous une pluie de coups et s’incline par KO au round 2 (1:28). Première claque. Le 11 juin 2022 à l’UFC 275, l’Argentine Silvana Gomez Juarez l’expédie au tapis en 1:22 du premier round — encore un KO. Elle revient le 26 août 2023 à Singapour contre JJ Aldrich : mieux en position, mais stoppée à 4:49 du round 2 sur ground-and-pound. Enfin, le 27 avril 2024 à l’UFC Vegas 91, la Croate Ivana Petrovic la soumet à la clé de bras-étrangleur hybride au round 3 (1:29). Quatre combats, quatre défaites — un bilan brutal qui cache pourtant une vraie résilience : contre Petrovic, elle tient trois rounds et ne lâche pas facilement.
À 1,65 m pour 125 livres (poids mouche, catégorie où elle évolue désormais), Liang Na est avant tout une grappleuse. Sa précision au takedown tourne autour de 58%, et la quasi-totalité de ses 19 victoires sont des finishes — 10 soumissions, 7 KO. En UFC, elle paye cher une défense debout encore trop poreuse : ses adversaires l’ont toutes trouvée vulnérable dans l’échange. Mais son grappling reste son atout principal, et son surnom « Dragon Girl » vient de son gym Team Dragon, pas d’une image marketing.