Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand on parle de pionniers des 135 livres, Eddie Wineland mérite d’être dans la conversation. Né le 26 juin 1984 à Houston et grandi à Chesterton dans l’Indiana, ce kickboxeur aux poings lourds a écrit une partie de l’histoire du bantamweight américain : il a été le tout premier champion WEC de la catégorie, en mai 2006, avant que cette ceinture ne devienne le titre UFC 135 livres que l’on connaît aujourd’hui.
Wineland a commencé à se battre professionnellement en 2003, alors qu’il n’avait pas encore vingt ans. Sa formation au Duneland Vale Tudo en Indiana mêle lutte et striking — une base solide qui lui vaut rapidement une réputation de finisher dans les petites organisations régionales. Parallèlement à la compétition, il travaille comme pompier à LaPorte (Indiana), une double vie qui dit beaucoup sur son caractère. La motivation qui le pousse à se battre est aussi personnelle : son frère cadet a survécu à des brûlures sur 98 % du corps étant enfant. Wineland s’en est toujours réclamé comme d’un moteur.
Le 5 mai 2006, Wineland bat Antonio Banuelos par TKO au premier round au WEC 20 et décroche la toute première ceinture bantamweight de l’organisation. Il règne jusqu’au 24 mars 2007, date à laquelle Chase Beebe lui prend le titre aux points au WEC 26. Wineland rebondit, enchaîne les victoires dans le circuit WEC — dont un KO spectaculaire sur Ken Stone au WEC 53 — et se bâtit un palmarès qui lui ouvre les portes de l’UFC en 2011.
Son entrée en scène à l’UFC fait face à un test immédiat : Urijah Faber le 19 mars 2011 à l’UFC 128. La défaite est sèche, mais Wineland reste. Il grimpe dans les classements au fil de victoires bien menées et décroche le droit de challenger Renan Barao pour le titre intérimaire bantamweight à l’UFC 165, le 21 septembre 2013 à Toronto. Le Brésilien l’éteint d’un spinning back kick au deuxième round, à 35 secondes du gong. Violent, expéditif, sans appel.
Ce que Wineland n’a jamais perdu, c’est son punch. Même en fin de carrière, il continue de sortir des KO au premier round. Le 21 février 2021, il règle John Castaneda en 4 minutes 45 à l’UFC Fight Night. Puis le 19 juin 2022, à 37 ans, il clôt sa carrière professionnelle sur un KO sur Cody Stamann en 59 secondes — une sortie sur image que bien peu de vétérans peuvent se payer.
Mais la nuit la plus marquante de ses dernières années reste l’UFC 250, le 6 juin 2020 à Las Vegas : Wineland sert de tremplin à un certain Sean O’Malley, qui le couche d’un overhand droit à 1 minute 54 du premier round et signe l’un des KO walkoff les plus commentés de l’année. Cette défaite face à « Sugar » participe à la légende de O’Malley autant qu’elle clôt une page pour Wineland.
Eddie Wineland raccroche avec un record de 24 victoires (dont 15 par KO), 16 défaites et 1 nul en 41 combats professionnels — dont 16 à l’UFC. Premier champion WEC bantamweight de l’histoire, challenge pour le titre intérimaire UFC en 2013, pompier en semaine et combattant le week-end : un parcours qui ne ressemble à celui de personne d’autre.