Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Jackson, Tennessee. C’est là que Nathan Maness voit le jour en juin 1991. Il grandit dans le Kentucky, loin des grandes académies MMA des côtes, et construit son jeu à la dure dans les circuits régionaux américains dès 2013. Quand il débarque à l’UFC en août 2020 contre Johnny Munoz Jr., il a déjà dix victoires au compteur et zéro habitude de la rampe. Le résultat ? Une décision unanime propre qui ouvre la porte.
Ce qui distingue Maness à l’UFC, c’est une capacité réelle à en finir — dans les deux sens du terme. Le 28 novembre 2020, il soumet Luke Sanders au deuxième round en 2:29 et empoche son premier bonus Performance of the Night. Moins d’un an plus tard, le 18 septembre 2021, il renverse Tony Gravely en fin de deuxième round (TKO, 2:10) pour un deuxième bonus. La formule est la même à chaque fois : du rythme, de la pression, une conclusion nette.
Les deux défaites UFC arrivent ensuite dans un enchaînement difficile : le 25 juin 2022, Umar Nurmagomedov lui impose trois rounds de contrôle total (décision unanime) ; le 5 novembre 2022, lors de son passage en mouche, Tagir Ulanbekov l’étrangle debout dès le premier round (soumission, 2:11). Deux adversaires de calibre, deux leçons sèches.
Le rebond est net. Le 7 octobre 2023, retour en poids coq, Maness met fin aux ambitions de Mateus Mendonça par KO au premier round (4:40) — troisième bonus Performance of the Night de sa carrière. En juin 2024, il termine son contrat UFC sur une décision unanime face à Jimmy Flick, portant son bilan dans l’octogone à 5 victoires pour 2 défaites.
Maness n’est pas un technicien qui gagne aux points en attendant que les rounds s’écoulent. Ceinture marron en BJJ, à l’aise pour soumettre comme pour frapper, il capitalise sur sa morphologie — 1,78 m, 183 cm d’allonge — pour imposer un jeu de distance qui précède souvent une finition. Sur 16 victoires MMA, plus de la moitié passent par KO ou soumission. Son étranglement favori revendiqué ? Le D’Arce choke.
En septembre 2024, Maness signe avec la Bare Knuckle Fighting Championship. Pas une retraite déguisée — deux combats, deux victoires par KO, dont Nick Burgos le 6 décembre 2024 à Atlanta (TKO, R3) et Tyler Randall le 18 octobre 2025 à Hammond, Indiana. À 34 ans, il reste classé dans le top 5 BKFC bantamweight et n’a visiblement aucune intention de lever le pied.