Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
John Makdessi est né le 3 mai 1985 à Halifax, en Nouvelle-Écosse. D’origine libano-canadienne, il commence les arts martiaux à six ans avec le Taekwondo, enchaîne sur le karaté Shotokan (ceinture noire), puis le kickboxing — où il compile un record de 22-0 avant de se tourner vers le MMA à l’âge de 22 ans. La base de frappe est déjà là, solide, variée. Le MMA vient s’y greffer, pas l’inverse.
Il fait ses débuts professionnels en MMA en septembre 2008, remporte ses sept premiers combats — dont six par KO — et signe à l’UFC en 2010. Le 11 décembre de cette année-là, il entre dans l’octogone de l’UFC 124 à Montréal face à Pat Audinwood et s’impose aux points. Sa deuxième performance, à l’UFC 129 en avril 2011, est plus marquante : un spinning backfist propre sur Kyle Watson au troisième round, assez brutal pour finir dans le top 3 des KO de l’année selon UFC.com.
Makdessi, c’est un striker pur. Debout, il est créatif, technique, dangereux sur les angles. Il frappe à 5,52 coups significatifs par minute avec une précision de 49 %, ce qui n’est pas rien dans une division aussi compétitive que le lightweight. Il s’entraîne d’abord au Tristar Gym de Montréal — l’écurie de Georges St-Pierre — puis rejoint Roufusport à Milwaukee à partir de 2018, avant de s’installer à l’Ultimate Kombat Fitness de Phoenix sous la direction de Javier Torres.
Son problème n’a jamais été le talent — c’est la constance. Des blessures à répétition ont cassé le rythme de toute sa carrière. En avril 2021, il dispute son combat contre Ignacio Bahamondes à l’UFC on ABC 2 avec une coiffe de l’épaule déchirée et un pied fracturé. Il gagne aux points. C’est le genre de détail qui dit tout sur le personnage.
À l’UFC 154 en novembre 2012, il bat Sam Stout à domicile — Montréal, encore — dans un fight solide aux points. À l’UFC 158 en mars 2013, il domine Daron Cruickshank. Il fait le doublé face à Abel Trujillo, le battant une première fois en décembre 2017 après une victoire déjà acquise en… non, les deux combats contre Trujillo ont bien eu lieu (2017 pour le second). En juillet 2018, son duel face à Ross Pearson lui vaut le bonus Fight of the Night à l’UFC on FOX 30.
Les revers les plus durs : Donald Cerrone le stoppe au deuxième round à l’UFC 187 en mai 2015 d’un head kick, et Lando Vannata l’expédie en 1 minute 40 à l’UFC 206 en décembre 2016 — un de ces K.-O. où les lumières s’éteignent avant qu’on comprenne ce qu’il s’est passé. Face aux meilleures mains du lightweight, la marge est mince.
Son dernier combat à l’UFC se tient le 9 septembre 2023 à l’UFC 293 à Sydney, face à l’Australien Jamie Mullarkey. Makdessi s’impose aux points, décision unanime. Un finish propre pour une carrière de 13 ans dans l’organisation. Libéré par l’UFC en octobre 2023, il signe un temps en Global Fight League fin 2024, puis passe à la boxe professionnelle — son premier combat a lieu le 9 janvier 2026.
Au total : 18 victoires (9 par KO, 9 aux points), 9 défaites, 27 combats professionnels en MMA. Un lightweight qui ne sera jamais titré mais qui a tenu debout face aux meilleurs pendant plus d’une décennie, en encaissant chaque blessure et en revenant. C’est pas rien.