Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand Danyelle Wolf débarque dans l’octogone en septembre 2020, elle n’est pas une inconnue qui sort de nulle part. À 31 ans, elle arrive avec un bagage que la majorité des combattantes MMA n’aura jamais : trois titres de championne nationale USA de boxe (2013, 2014, 2015), un titre Golden Gloves national décroché à Fort Lauderdale en 2014, et 64 victoires en 73 combats amateurs dans les catégories 152 et 165 lbs. La native de York, Pennsylvanie, a consacré une décennie à tenter de se qualifier pour les Jeux olympiques — en 2012, en 2016, puis en 2020 — sans jamais y parvenir, sa catégorie de poids n’ayant tout simplement pas été retenue au programme en 2012 et 2016.
Ce que peu de gens savent : Wolf est aussi championne du monde IBJJF en blanc en 2016, avec un bilan de 8-0 en compétition de JJB. Une athlète à la couverture physique impressionnante — 1m82, 178 cm d’allonge — qui n’a jamais fait les choses à moitié.
Son premier combat en MMA professionnel se tient le 15 septembre 2020 au Dana White’s Contender Series, saison 4, épisode 7. Elle bat Taneisha Tennant par décision unanime et signe un contrat UFC dans la foulée. Un début propre, sans finition spectaculaire, mais suffisant pour convaincre.
La suite est plus difficile. Prévue initialement face à Felicia Spencer en mai 2021 à l’UFC Fight Night 188, elle se blesse et doit déclarer forfait. Ce n’est qu’un an plus tard, le 10 septembre 2022 à l’UFC 279, qu’elle monte enfin dans la cage sous la bannière de l’UFC — en poids plume féminin — face à la Brésilienne Norma Dumont. Les trois rounds se terminent en décision unanime en faveur de Dumont. Wolf finit sa carrière MMA avec un bilan de 1 victoire, 1 défaite, avant d’être libérée du roster UFC en octobre 2024.
Le passage de Wolf en MMA est court, mais il dit quelque chose d’intéressant sur la complexité du sport. Une boxeuse de ce calibre — trois fois championne nationale, licenciée mondiale en JJB — n’a pas réussi à s’imposer dans la cage. Deux combats, deux décisions aux points, aucune finition de chaque côté. Son pourcentage de précision en frappes à 26 % à l’UFC illustre à quel point le jeu de jambes et les distances MMA diffèrent de la boxe. Elle reste une athlète hors norme, dont le palmarès de boxeuse amature écrase largement son bilan MMA.