Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Il s’appelle Machete — et ce n’est pas pour rigoler. Albert Duraev est né le 17 septembre 1989 à Grozny, au cœur de la Tchétchénie, et il a appris à maîtriser les hommes bien avant de fouler un octogone. Dix ans quand il commence la lutte, des années de sambo derrière lui avant ses débuts pro en septembre 2011 : le gars est construit pour mettre les gens à terre et les y laisser.
Avant d’atterrir à l’UFC, Duraev a fait sa loi dans l’ACB (Absolute Championship Berkut), la plus grosse organisation russe de MMA. Il y a décroché les ceintures welterweight ET middleweight — deux divisions, deux titres, même méthode : grappling implacable, neuf soumissions parmi ses seize victoires professionnelles. En décembre 2017, il expédie Vyacheslav Vasilevsky en R1 par TKO à ACB 77. En août 2017, il soumet Clifford Starks au R2 à ACB 67. Un palmarès de 16 victoires pour 5 défaites, à 75 % par finish.
Le 14 septembre 2021, Duraev passe sur la scène de Dana White’s Contender Series saison 5 face au Brésilien Caio Bittencourt. Il n’y a pas grand-chose à raconter : soumission au premier round, contrat UFC sur la table. Dana White en personne a résumé la chose simplement : « Albert is nasty. He takes you down, puts you where he wants you, and eventually destroys you — like Khabib. » Comparaison flatteuse, pleinement assumée.
Son baptême à l’UFC date du 30 octobre 2021 à Abu Dhabi, à l’UFC 267 : victoire par décision unanime face à Roman Kopylov, un autre Russe aux poings lourds. Solide entrée. La suite est plus contrastée. Le 18 juin 2022, Joaquin Buckley le stoppe par TKO en deuxième round — l’américain est taillé pour boxer debout, terrain dangereux pour Machete. Il rebondit le 25 mars 2023 avec une victoire en décision partagée sur Chidi Njokuani (UFC Fight Night). Mais le 15 juillet 2023, c’est lui qui se retrouve soumis — rear naked choke à 4:45 du R2 — par le Sud-Coréen Jun Yong Park. Bilan UFC final : 2 victoires, 2 défaites.
Duraev combat à 1,80 m pour une allonge de 190,5 cm et représente le club Volgograd Fight. Son MMA repose sur une fondation de lutteur/sambiste : amener l’adversaire au sol, contrôler, user, soumettre. Neuf soumissions sur seize victoires — c’est son vrai vocabulaire. Il a aussi complété son jeu debout avec les années, suffisamment pour ne pas être un punching-ball en stand-up, sans que ce soit là son terrain de prédilection. Anecdote qui détonne : avant de taper dans les cages, il a décroché un diplôme en droit.