Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Aleksa Camur, c’est l’histoire d’un gamin né à Sarajevo en 1995, emmené aux États-Unis à deux ans par une famille serbe, et qui finit par taper plus fort que quiconque dans sa salle de l’Ohio. C’est à 16 ans qu’il pousse la porte de Strong Style MMA à Cleveland — la même salle qui a produit Stipe Miocic et Jessica Eye — et il comprend assez vite que frapper, c’est ce qu’il fait de mieux. Trois titres Golden Gloves en boxe amateur dans l’Ohio lui donnent une base debout solide avant qu’il ne plonge dans le MMA.
Il passe pro en 2017 et expédie ses quatre premiers adversaires par KO ou TKO. Les noms ne font pas les gros titres — Randy Tran, David White, Allen Bose, Marvin Skipper — mais le message est clair : Camur ne va pas jusqu’aux cartons. Le 30 juillet 2019, il passe le test crucial de la Contender Series face à Fabio Cherant : un genou volant qui clôt l’affaire au deuxième round et lui ouvre les portes de l’UFC en mi-lourds.
Le 18 janvier 2020, à l’UFC 246, il débute à Las Vegas contre Justin Ledet et s’impose aux points de manière convaincante. La suite est moins souriante. Face à William Knight à l’UFC 253 en septembre 2020, il encaisse une défaite unanime contre un adversaire au punch de forgeron. En juin 2021, Nicolae Negumereanu lui prend le dessus aux points (décision partagée). Son dernier combat sous bannière UFC, le 5 août 2023 face à Tanner Boser, se conclut encore par une décision défavorable. L’UFC lui notifie son départ dans la foulée.
Un bilan professionnel de 6 victoires et 3 défaites, avec 5 victoires avant la limite — soit 83 % de ses succès par arrêt. Camur n’a jamais vraiment su adapter son jeu de finisseur puissant aux logiques de pointage des combats de haut niveau. Mais quand il a mis fin aux affaires de Cherant d’un genou sauté, personne dans la salle n’a eu besoin d’attendre le verdict des juges.