Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 6 avril 1988 à Centar Župa, en Macédoine du Nord, Alen Amedovski a grandi à Trento, en Italie, où sa famille s’est installée quand il avait 10 ans. Foot, rugby, boxe — il a tout touché avant de tomber sur le MMA vers 20 ans. Et là, plus question de revenir en arrière. Poids moyen (185 lbs), il combat depuis l’Italie sous les couleurs d’American Top Team Rome.
Ce qu’il faut savoir sur son début de carrière : Amedovski n’a aucun passé amateur. Il débarque directement en pro en 2012, et il enchaîne six victoires consécutives — toutes par KO, quatre d’entre elles expédiées en moins de 40 secondes. Pas de décisions, pas de soumissions. Juste des adversaires qui se retrouvent par terre avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui s’était passé.
Avec ce bilan parfait de 6-0, Bellator MMA le repère et lui offre un contrat. Le 14 juillet 2018, lors de Bellator 203, il règle le cas de Will Fleury en un round. Cinq mois plus tard, le 1er décembre 2018 à Bellator 211, Ibrahim Mané subit le même sort — KO en moins d’une minute.
Record à 8-0, 100 % de finishes, l’UFC frappe à la porte. Amedovski fait ses débuts à la promotion le 20 avril 2019 contre Krzysztof Jotko — un vrai test face à un vétéran de l’octogone. Ce soir-là, la mécanique s’enraye : défaite aux points, décision unanime. Puis, le 28 septembre 2019, John Phillips le met à terre en 17 secondes chrono, l’un des KO les plus rapides de l’histoire du poids moyen UFC.
Après une longue absence — trois ans et demi à lutter contre une blessure au scaphoïde, à travailler comme serveur et manœuvre pour survivre — il revient en 2022 pour deux dernières sorties. Joseph Holmes le soumet par rear-naked choke en 1 minute 4 à l’UFC Fight Night du 21 mai. En septembre 2022, face à Joe Pyfer — un prospect en pleine ascension — il s’incline sur TKO à 3:55 du premier round. La promotion met fin à son contrat.
Amedovski est un frappeur pur, façonné par la boxe. Il cite Fedor Emelianenko et Alessio Sakara comme inspirations — ce qui en dit long sur l’ADN de son MMA : knockout power, instinct de finish, pas de calcul. Ses statistiques UFC reflètent l’histoire d’un gars conçu pour terminer les combats en secondes et jamais adapté au rythme long de la cage : 0,99 frappes significatives par minute, 3,85 encaissées. Le problème, c’est que quand le premier assaut ne suffit pas, il est exposé.
Coupé de l’UFC après quatre défaites consécutives, Amedovski n’a plus combattu depuis septembre 2022. Son bilan final : 8-4, avec un record qui dit tout de son ADN — 8 victoires, 8 KO, et une trajectoire UFC qui illustre parfaitement la différence entre finisher régional et combattant d’élite mondiale. Il reste l’un des profils les plus atypiques à avoir signé à l’UFC : immigrant, sans passé amateur, façonné à la dure par les circuits européens.