Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Ouvrier du bâtiment, cow-boy de rodéo, puis combattant UFC — le parcours d’Alex Oliveira ne ressemble à celui de personne. Né le 21 février 1988 à Três Rios, dans l’État de Rio de Janeiro, il a grandi loin des salles de sport et ne commence à s’entraîner en Muay Thai qu’à 22 ans. Sa conversion au MMA est tardive, mais elle est radicale.
Il fait ses débuts professionnels en décembre 2011, remporte son premier combat par KO, et construit en quatre ans un bilan de 11 victoires, 2 défaites et 1 match nul dans les promotions régionales brésiliennes. L’UFC le signe en 2015. Sa toute première sortie dans l’octogone, le 21 mars 2015, se fait en remplacement au pied levé contre un certain Gilbert Burns — qu’il a failli battre avant de craquer par soumission au troisième round. Le ton est donné : Oliveira ne reculera jamais, même quand ça tourne mal.
Sur ses 22 combats à l’UFC (2015-2022), il récolte cinq bonus. En novembre 2015, il met KO Piotr Hallmann au troisième round à l’UFC Fight Night 77 et empoche son premier « Performance of the Night ». En février 2016, il s’arrache face à Donald Cerrone dans un combat de dingue qui leur vaut à tous les deux le « Fight of the Night ». Puis en décembre 2017, à l’UFC 218, il perd contre Yancy Medeiros dans un échange de coups aussi fou que court — les deux lâchent tout pendant trois rounds, et le combat est sacré Fight of the Year par plusieurs médias. Il perd, mais tout le monde s’en souvient.
Ses meilleures soirées : un guillotine qui étrangle Carlos Condit en avril 2018 (UFC on Fox 29, deuxième round), un uppercut droit qui envoie Ryan LaFlare au tapis en juillet 2017 (UFC on Fox 25). Son dernier combat UFC, le 6 mars 2022 à l’UFC 272, il s’offre Kevin Holland par KO au deuxième round — l’une de ses performances les plus propres. L’UFC ne le renouvelle pas pour autant, après quatre défaites consécutives avant Holland.
Oliveira vient du Muay Thai et ça se voit : il frappe avec des angles inhabituels, cherche le contact permanent et ne gère pas un combat — il l’impose. Avec 51 % de précision frappe et une adresse au sol suffisante pour coincer Condit, il est le type de gars qui rend les soirées UFC imprévisibles. Son surnom « Cowboy » n’est pas marketing : il l’a gagné sur les arènes de rodéo brésiliennes avant même de savoir ce qu’était un armlock.
Libéré par l’UFC en avril 2022, il continue de combattre dans des promotions d’Amérique du Sud et d’Europe, et s’essaie aussi au bare-knuckle boxing. Son bilan total tourne autour de 26 victoires, 19 défaites et 1 match nul — le compte d’un guerrier qui n’a jamais fait le tri entre les adversaires.