Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Onze KO en carrière professionnelle, un surnom — « Atomic » — qui n’est pas volé, et un parcours de vie qui force le respect avant même de parler de MMA. Alonzo Menifield est né le 18 octobre 1987 à Los Angeles, a perdu son père très jeune, et a traversé douze familles d’accueil différentes avant ses 18 ans. Il aurait pu disparaître dans les statistiques. À la place, il est devenu l’un des frappeurs les plus dangereux de la division des poids lourds-légers à l’UFC.
Avant de cogner des adversaires en cage, Menifield cognait des quarts-arrière comme linebacker. À Canyon High School, son explosivité sur le terrain lui ouvre les portes de Glendale Community College, où il décroche le titre All-American, puis une bourse à Texas A&M University–Commerce. Il en ressort avec un diplôme en Justice Pénale et une carrière courte dans le football professionnel — en CFL et en Arena Football League. C’est seulement à 28 ans qu’il passe au MMA, en novembre 2015 à Bellator 146.
La transition n’est pas hésitante : il enchaîne les finishes en Bellator et en Legacy Fighting Alliance, puis tape à la porte de la Contender Series. Première tentative en 2017 contre Daniel Jolly — victoire par TKO, mais pas de contrat. Deuxième tentative en juin 2018 face à Dashawn Boatwright — victoire en 8 secondes, chrono littéral. Dana White signe le chèque.
Menifield est construit pour le finish. Sa frappe porte la même violence que dans ses années linebacker : explosif, engagé, il cherche le KO dès la première occasion. 11 victoires par KO/TKO sur 18 au total, et 11 finishes au premier round sur l’ensemble de sa carrière — les chiffres parlent seuls. Sa défense de takedown à 78 % lui laisse les pieds sur le sol, là où il est le plus à l’aise. Il a aussi montré un arsenal de soumissions crédible, notamment via un Von Flue choke sur Fabio Cherant en mars 2021 — une prise technique rare qui ne s’attrape pas par hasard.
Ses débuts à l’UFC en janvier 2019 donnent le ton : TKO au premier round contre Vinicius Moreira. Cinq mois plus tard, le 29 juin 2019, il éteint Paul Craig avec une violence qui lui vaut le bonus « Performance of la Nuit ». Mais l’UFC récompense les frappeurs et les punit aussi : il encaisse lui-même des finishes, perdant par KO contre Ovince Saint Preux en septembre 2020, ou en 12 secondes chrono face à Carlos Ulberg en mai 2024 — un coup de tonnerre qui illustre les deux côtés du couteau.
La constance finit par s’installer. En 2023, il règle le compte de Jimmy Crute au retour (soumission par étranglement guillotine en juillet, après un nul controversé en février), puis bat Dustin Jacoby par décision en décembre. En 2025, il enchaîne deux victoires — Julius Walker en split decision (bonus « Fight of the Night » au passage) puis Oumar Sy par décision unanime — avant de se faire stopper par Volkan Oezdemir en novembre. Le 30 mai 2026 à Macao, il repart sur une victoire TKO contre Zhang Mingyang, décrochant un deuxième bonus « Fight of the Night » et 100 000 dollars.
Record actuel : 18 victoires, 6 défaites, 1 nul. 15e rang de la division poids lourds-légers UFC en avril 2026. À 38 ans, Menifield s’entraîne toujours au Fortis MMA de Dallas avec sa femme et ses deux fils dans le coin. Un combattant qui a mis plus de temps que la moyenne à arriver, mais qui à chaque soir de gala rappelle ce que « Atomic » veut dire.