Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 4 février 1999 à Feira de Santana dans l’État de Bahia, André Luis Lima Cardoso grandit au Brésil avant de s’installer à Guarulhos, São Paulo, pour se consacrer à plein temps aux sports de combat. Il commence le kickboxing dès 2009, à 10 ans, et accumule les titres : trois fois champion du Brésil, deux fois champion d’Amérique du Sud, vainqueur du WGP Kickboxing et du SFT Xtreme. Ce bagage debout, combiné à une ceinture noire de jiu-jitsu brésilien, fait de lui un package complet, dangereux à toutes les distances. Aujourd’hui, il est aussi le fondateur et directeur de l’Escola de Lutas André Mascote à Guarulhos, où il forme la prochaine génération sous la houlette de son coach Lucas Mineiro.
Lima lance sa carrière MMA pro le 8 octobre 2022 à Spartacus MMA 16, où il expédie João Vitor Oliveira en 1 minute 55 sur un tir au corps. Le ton est donné. En deux mois, il enchaîne deux autres victoires au premier round — Luis Farias en 1:01 aux poings, puis une décision sur Victor Santos. En 2023, il continue d’empiler les fins précoces : Natan Ziele aux poings (R1, 3:45), Alexandre Rodrigues d’un coup de poing en 56 secondes, et Igor Taylon par coudes au round 2 (LFA 162). Six victoires, cinq finishes, zéro défaite.
En octobre 2023, Dana White l’invite au Contender Series Season 7 (semaine 10). Face à Rickson Zenidim, Lima fait le travail proprement et remporte une décision unanime. Ce n’est pas le KO spectaculaire dont rêvaient les recruteurs, mais c’est suffisant : contrat UFC signé. Il rejoint l’organisation en janvier 2024 à 24 ans, avec un bilan de 7-0 et une réputation de frappeur rapide et précis.
Le 23 mars 2024, UFC Vegas 89, Lima affronte Igor Severino pour son premier combat sous la grande bannière. Au deuxième round, alors que Lima contrôle son adversaire dos contre lui, Severino lui plante les dents dans le biceps. Morsure franche, marque visible, désqualification immédiate. Dana White lui remet un bonus « I Got Bit » de 25 000 dollars — une première dans l’histoire de la promotion. Lima, loin de s’en plaindre, décide de faire tatouer les marques de morsure sur son bras avec la mention autour. Quand White voit la photo, il double la mise : 50 000 dollars au total. L’anecdote fait le tour du monde, le surnom « Mascote » prend une nouvelle dimension.
Loin de se reposer sur cette notoriété insolite, Lima confirme la substance dans la cage. Le 1er juin 2024 à UFC 302, il bat Mitch Raposo par décision partagée dans un combat serré où ses low kicks font des dégâts constants — la presse MMA parle d’une « clinique de coups de pied aux jambes ». Le 7 septembre 2024, il domine Felipe dos Santos sur trois rounds, décision unanime sans discussion. Et le 15 mars 2025, à UFC Fight Night Vettori vs Dolidze 2, il soumet Daniel Barez par rear-naked choke à 3:05 du troisième round, remportant au passage le bonus Performance of the Night. Quatre combats à l’UFC, quatre victoires, deux bonus distincts.
Le kickboxing reste sa colonne vertébrale : 60 % de précision de frappe, quatre finishes au premier round en carrière, une utilisation des tibias et des coudes qui déstabilise les adversaires dès les premières secondes. Sa défense au sol (75 % de takedowns évités à l’UFC) lui permet de rester debout là où il est le plus dangereux. Le jiu-jitsu brésilien est présent — la soumission contre Barez le prouve — mais c’est d’abord un kickboxer qui sait finir quand il va au sol, pas l’inverse.
En juin 2026, André Lima affiche un bilan impeccable de 11-0 et s’apprête à défendre son invincibilité face à Kevin Borjas à l’UFC. À 27 ans, il reste l’un des prospects les plus sérieux de la division mouche et une valeur montante que le Top 15 ne pourra pas ignorer longtemps.