Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Andreas Gustafsson a débarqué à l’UFC à 33 ans avec un CV peu orthodoxe : lutteur gréco-romain depuis l’âge de six ans, champion de Suède de lutte et de MMA amateur, et jusqu’à peu employé à plein temps comme technicien en réseaux électriques dans sa ville natale de Gävle. Tout ça en s’entraînant au Västerås Fight Club sous les ordres de Jorgen Hamberg. C’est ce profil atypique qui donne sa couleur à « Bane » — un mec qui a construit son MMA à côté d’une vraie vie, pas dans une bulle de pro sportif.
Gustafsson débute en compétition en janvier 2019, à Cage Warriors 103, avec une victoire par shoulder lock au premier round. Il enchaîne les performances convaincantes sur les circuits européens — FCR, KSW, Brave CF — avec une fiche globalement solide malgré deux revers aux points (KSW 55 en octobre 2020 contre Damian Janikowski, puis Brave CF 70 en avril 2023 contre Joilton Lutterbach). Son style parle pour lui : 8 victoires par KO/TKO sur 12 au total, dont un finish en 10 secondes chronos contre Dominic Schober en novembre 2023 à FCR 18. Rapide, expéditif, les mains qui font mal.
En août 2024, il passe le cap du Dana White’s Contender Series avec une victoire nette sur Pat Pytlik — arrêté par genoux à la tête au deuxième round. Contrat UFC signé, objectif atteint. Il a 33 ans et attendait ça depuis six ans de pro.
Ses débuts à l’UFC ont été compliqués avant même de commencer : deux adversaires de remplacement successifs se sont désistés, l’un blessé, l’autre en difficultés lors de la pesée. C’est finalement Khaos Williams qui l’attend à UFC 316, le 7 juin 2025. Gustafsson domine les trois rounds et décroche une décision unanime — à l’arraché sur le papier, nette dans les échanges. Une entrée remarquée pour un fighter que la plupart des fans du circuit américain ne connaissaient pas.
La suite est beaucoup plus courte. Le 6 septembre 2025 à l’UFC Paris, il croise Rinat Fakhretdinov. Cinquante-quatre secondes, premier round, KO. Un upper cut, et c’est terminé. Ce genre de défaite qui rappelle que la marge à ce niveau est ultra-fine.
Gustafsson était programmé pour revenir contre Daniil Donchenko à l’UFC Baku le 27 juin 2026. Il ne sera pas au départ : la préparation a révélé des épisodes de fibrillation auriculaire, avec des symptômes qui se sont aggravés à l’entraînement — palpitations, vertiges, essoufflement. L’UFC l’a libéré de son contrat fin mai 2026. Sean Shelby a laissé entendre qu’une porte restait ouverte si les médecins — les siens et ceux des commissions athlétiques — donnaient leur feu vert.
À 35 ans, avec un record de 12-3 et une éthique de travail construite loin des spotlights, Andreas Gustafsson mérite qu’on le retienne. La suite dépend de ce que son cœur lui permettra.