Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Avant de poser les pieds dans l’octogone, Anshul Jubli donnait des cours de maths dans une école d’Uttarakhand. C’est en 2017, en tombant par hasard sur des vidéos de Firas Zahabi et John Danaher sur YouTube, qu’il bascule dans le MMA — sans salle à portée, sans filière, sans rien. Ce détail dit tout sur le bonhomme.
Né le 13 janvier 1995 à Bhatwari, dans le district d’Uttarkashi au nord de l’Uttarakhand, Jubli grandit dans une famille liée aux forces de sécurité indiennes (BSF). Faute d’installations dans sa région, il monte à Delhi s’entraîner au Crosstrain Fight Club sous la direction de Siddharth Singh, qui façonne son jeu au sol. Il prépare en parallèle sa boxe avec Rohit Tokas et son MMA global avec Youssef Webhe.
Il débute en pro le 29 juin 2019 au Matrix Fight Night 2 à New Delhi, bat Sanjeet Budhwar à la décision unanime et décroche le prix du meilleur combattant de la soirée. Suit une série de 7 victoires consécutives — toutes en Inde ou aux Émirats dans la Matrix Fight Night.
Le vrai tournant arrive en février 2023 : Jubli remporte la finale du tournoi Road to UFC Saison 1 en catégorie poids léger. Face à l’Indonésien Jeka Saragih, il enchaîne les takedowns, contrôle le premier round puis inflige des dommages croissants au deuxième jusqu’à ce que l’arbitre stoppe le combat à 3:44 du round 2. Il repart avec un contrat UFC et le bonus Performance of the Night. Deuxième Indien à décrocher une place dans la promotion après Bharat Khandare.
Son baptême de l’octogone a lieu le 21 octobre 2023 à UFC 294, à Abu Dhabi. Face à l’Américain Mike Breeden — qui rate la limite de poids de 3,5 livres, le combat se disputant à 159,5 lbs —, Jubli domine les deux premiers rounds. Puis Breeden place une droite parfaitement timée à la troisième reprise, le KO tombe à 3:00 du round 3. Cruel.
Le 9 février 2025 à Sydney, lors d’UFC 312, le scénario est encore plus brutal : l’Australien Quillan Salkilld, à sa première apparition dans la promotion, ouvre les hostilités avec un overhand droit dès la sonnerie. Jubli s’effondre au bout de 19 secondes — record historique du poids léger UFC, effaçant la marque de Terrance McKinney qui tenait depuis 2022. L’arrêt est controversé (beaucoup estiment que c’était prématuré), mais le résultat reste au tableau : 7-2 au bilan général, 0-2 à l’UFC.
Jubli évolue en poids léger (155 lbs), mesure 1,83 m pour une allonge de 175 cm, stance orthodoxe. Son jeu repose sur la lutte et le contrôle — 7 de ses 9 combats professionnels se sont conclus avant la limite ou aux points, avec une capacité réelle à finir (2 KO, 1 soumission). La vulnérabilité identifiée à l’UFC reste le striking adverse de haute intensité en fin de combat.
À 31 ans, il est toujours sous contrat avec la promotion. Le chemin depuis les salles de classe d’Uttarakhand jusqu’à Sydney est déjà une histoire en soi — la suite reste à écrire.