Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Champion du monde IFMA Muay Thai en 2015, Armen Petrosyan a mis une décennie à construire son nom avant de débarquer à l’UFC à 31 ans. Né le 3 novembre 1990 à Krasnoyarsk, en Russie, l’Arménien s’est révélé sur les rings de Muay Thai bien avant de poser le pied dans l’octogone : or mondial IFMA en 2015, argent en 2016, plusieurs podiums aux championnats de Russie entre 2014 et 2017. Un palmarès de frappeur pur qui explique tout ce qui vient ensuite.
Petrosyan commence le Muay Thai à 20 ans. Il ne passe au MMA qu’à 28 ans, en 2018 — une transition tardive, mais délibérée. Ses premiers combats pros se déroulent dans les circuits russes et caucasiens : WCSA, puis AMC Fight Nights, où il décroche le titre poids mi-lourds. En octobre 2021, il frappe un grand coup sur la Dana White’s Contender Series : KO dès le premier round contre le Bulgare Kaloyan Kolev en 4 minutes 27. Résultat : contrat UFC signé dans la foulée.
Son entrée à l’UFC le 26 février 2022 donne le ton. Face à Gregory Rodrigues — un frappeur dangereux et bien classé — Petrosyan tient le choc et s’impose aux points sur trois rounds. Le surnom « Superman » commence à circuler pour de bonnes raisons. En octobre 2022 à l’UFC 280 à Abu Dhabi, il récidive en dominant AJ Dobson aux décisions. Juin 2023, troisième victoire : Christian Leroy Duncan ne trouve pas la solution en trois rounds non plus.
Mais la machine se grippe. Entre ses victoires, une défaite aux points contre Caio Borralho en juillet 2022 montre les limites de son jeu au sol. Puis c’est l’enchaînement : soumission par étranglement bras-tête face à Rodolfo Vieira en février 2024, KO au deuxième round par Shara Magomedov en octobre 2024, et enfin une armbar de Brunno Ferreira à l’UFC 313 le 8 mars 2025 — un combat marqué par plusieurs fautes de Petrosyan qui écopera d’une déduction de point. Trois défaites consécutives. L’UFC ne renouvelle pas le contrat.
Petrosyan est avant tout un frappeur. Ses mains et ses coudes taillés par des années de Muay Thai élite lui donnent un standing game de qualité UFC — ce n’est pas rien. Grand pour la division (1,91 m), il utilise sa portée, varie les angles, et cherche le KO. Son talon d’Achille est clairement le sol : les trois défaites les plus douloureuses de sa carrière à l’UFC sont toutes venues de la soumission ou du clinch imposé par des lutteurs. Un profil de striker pur dans une division où presque tout le monde sait prendre le dos.
Coupé du roster UFC au printemps 2025 après sa troisième défaite consécutive à l’UFC 313, Petrosyan est libre de tout contrat à la mi-2026. À 35 ans, son avenir en MMA est ouvert : son niveau de frappe reste largement exploitable dans d’autres organisations, et un retour en Muay Thai ou en kickboxing n’est pas à exclure pour un athlète dont les origines sportives sont là.