Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand l’UFC l’appelle pour boucher un trou face à Jack Della Maddalena, Bassil Hafez a moins d’une semaine pour se préparer. Personne ne donne cher de sa peau : en face, un Australien sur quatre finitions au premier round d’affilée. Résultat ? Quinze minutes de guerre, un Fight of the Night, et une décision partagée tellement serrée que Hafez répète encore aujourd’hui qu’il a gagné ce combat. Pour un débutant pris à froid, c’est une entrée en matière qui colle.
Avant l’octogone, « The Habibi » s’est construit là où on transpire pour de vrai : les organisations régionales américaines. CFFC, Fury FC, Maverick MMA — il a porté des ceintures welters dans ces circuits, le genre de palmarès qui se gagne au mérite, sans projecteurs. C’est ce CV de baroudeur qui pousse l’UFC à lui tendre le micro après le combat contre Della Maddalena, le 15 juillet 2023 à l’UFC Vegas 77 : ils lui proposent de rester sur le roster. Mission accomplie.
Hafez, c’est d’abord un homme de lutte et de jeu au sol. Sur ses neuf victoires, quatre viennent par soumission — c’est sa signature. Ajoute du contrôle au sol et une vraie capacité à pousser le rythme : sa fiche officielle UFC affiche 3,71 frappes significatives par minute et un temps de combat moyen au-delà de treize minutes. Traduction : il va au bout, il ne lâche rien, et il transforme souvent un combat en bagarre d’usure.
Après le baptême du feu contre Della Maddalena, Hafez signe sa première vraie satisfaction UFC le 1er juin 2024 : victoire aux points face à Mickey Gall. Le 16 novembre 2024, à l’UFC 309, l’addition est plus salée : Oban Elliott le stoppe par TKO au troisième round (overhand droite et marteaux). Sa fiche officielle s’établit alors à 9-4-1 chez les welters.
Le chapitre suivant se complique en dehors de la cage. Le 20 mars 2026, un contrôle hors compétition révèle de l’ipamorelin, une hormone peptidique interdite. Le Combat Sports Anti-Doping (CSAD) lui inflige douze mois de suspension. Hafez plaide la bonne foi — un produit fourni par une clinique de récupération de blessure, qu’il pensait autorisé — et rappelle avoir été testé dix-sept fois sans accroc dans sa carrière, mais l’organisme retient une négligence. Suspension à compter du 20 mars 2026 : il pourra recombattre à l’UFC à partir du 20 mars 2027.