Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Brandon Michael Davis a mis les gants tardivement. Né le 8 mai 1990 à Atlanta, Géorgie, il ne découvre le jiu-jitsu brésilien qu’à 20 ans, sur le campus de la Mississippi State University. Quatre mois plus tard, il monte sur le tapis pour son premier combat. Pas le profil classique du gamin élevé dans une salle depuis l’enfance — et pourtant, cette entrée tardive dans les sports de combat va l’emmener jusqu’à l’UFC.
Il forge son CV dans les promotions régionales du Sud des États-Unis (Summit FC, Island Fights) avant de décrocher son contrat UFC le 1er août 2017 en battant Austin Arnett aux points lors de la Contender Series de Dana White. Son style au sol, taillé sous la houlette d’Alan Belcher et du Roufusport, lui vaut une ceinture violette en BJJ et une ceinture marron en Muay Thai.
Son débuts en UFC le 20 janvier 2018 à l’UFC 220 face à Kyle Bochniak se solde par une défaite aux points, mais « Killer B » ne tarde pas à montrer ce qu’il a dans le ventre. Moins d’un mois plus tard, le 18 février 2018, il arrache le Fight of the Night contre Steven Peterson dans un combat haché, intense, qui résume bien son MMA : technique correcte, mais goût marqué pour la baston qui s’éternise.
La nuit du 13 avril 2019 à l’UFC 236 reste son meilleur souvenir de carte. Face à Randy Costa, Davis conclut au deuxième round par une étranglement en rear-naked choke à 1 min 12 de la reprise — propre, efficace, et inattendu pour quelqu’un qui encaisse souvent de lourdes décisions. Dans la foulée, il bat Giga Chikadze aux points (28 septembre 2019), un résultat qui paraît anecdotique sur le moment mais prend de la valeur quand on voit la suite de la carrière du Géorgien.
Le reste de son passage à l’UFC est plus douloureux. La soirée UFC 228 du 8 septembre 2018 vire au cauchemar : Zabit Magomedsharipov l’étouffe en fin de deuxième round, démontrant la distance qui sépare Davis des vrais espoirs du division. Il encaisse neuf défaites en décision au total dans sa carrière UFC, libéré par la promotion début 2023 avec un bilan de 2-7 sous la bannière.
Plutôt que de raccrocher, Davis se tourne vers la Gamebred Bareknuckle MMA de Jorge Masvidal. Le 15 novembre 2024, à Biloxi (Mississippi), il dispute le tout premier titre mondial poids coq de la promotion face à un adversaire qu’il connaît bien : Randy Costa, celui-là même qu’il avait soumis à l’UFC 236 cinq ans plus tôt. Le combat tourne court : Davis staggere Costa dans le premier round, mais lui assène un genou sur l’adversaire au sol. Arrêt de l’action à 2 min 47 de la reprise, décision de no-contest. Le titre reste vacant. La revanche, au moins symbolique, n’aura pas lieu ce soir-là.
Brandon Davis n’a jamais été la star sur laquelle l’UFC aurait tout misé, mais il a su durer dans l’une des divisions les plus encombrées du MMA mondial. Son record professionnel oscille entre 14 et 15 victoires selon les sources, avec un taux de finitions d’environ 58 %. Combattant complet sans être dominant dans aucun registre, il continue de chercher son titre dans les nouvelles promotions qui font la part belle aux francs-tireurs. « Killer B » n’a pas encore lâché l’affaire.