Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Six pieds quatre pouces, 198 cm d’envergure, une frappe de lourd qui déborde en mi-lourd — Caio « Bigfoot » Machado ne passe pas inaperçu. Né le 20 juillet 1994 à Presidente Prudente, dans l’État de São Paulo, il a grandi entre le Muay Thai et le jiu-jitsu brésilien avant de traverser l’Atlantique pour construire sa carrière pro au Canada. Deux titres nationaux de Muay Thai au Brésil en 2013 et 2014, une ceinture noire en BJJ et une autre en Muay Thai/kickboxing : techniquement, la base est solide. Cinq fois champion des poids lourds à la Battlefield Fight League (BFL) de Vancouver — la référence canadienne — avant de décrocher son ticket pour l’UFC en août 2023.
C’est à Vancouver, au Franco Kickboxing Pankration, que Machado a posé ses valises et peaufiné son MMA. Sa trajectoire à la BFL est linéaire : un premier combat en nul contre Jamie Smyth en février 2017, puis une montée en puissance régulière. Entre 2018 et 2022, il enchaîne les finishes — TKO au premier round contre Chris Larsen en juin 2021, soumission par clé de bras sur Lee Mein en octobre 2021, puis encore une clé de bras pour finaliser Edison Lopes en décembre 2022. Le 8 août 2023, au Dana White’s Contender Series, il domine Kevin Szaflarski en envoyant 130 frappes significatives contre 23, bloque les sept tentatives de projection adverse, et s’impose à la décision unanime. Dana White signe. Machado devient le deuxième poids lourd de toute l’histoire de la BFL à rejoindre l’octogone.
Le passage à l’UFC ne se passe pas comme prévu. Trois combats, trois défaites aux points : Mick Parkin à la décision unanime en novembre 2023, Don’Tale Mayes en avril 2024, puis Brendson Ribeiro dans une décision partagée en novembre 2024 — ce dernier combat à 93 kg, après une descente en mi-lourd que Machado préparait depuis longtemps. L’UFC ne lui renouvelle pas son contrat.
Mais « Bigfoot » ne disparaît pas. En 2025, il enchaîne trois KOs au premier round hors UFC : Everton Vasconcelos en mai (Thunder Fight 69), Kevin Oumar via genou sauté en juillet (UAE Warriors 61), puis Caio Cesar en août à Curitiba (Kings Championship 1), couché d’un crochet gauche suivi de marteaux au sol. En janvier 2026, il bat Tom Breese à UAE Warriors 67. En mars 2026, un KO à l’envers face à Magomed Tuchalov en 1:59 au premier round vient freiner la série. Record global : 13 victoires, 5 défaites, 1 nul.
Machado finit ses adversaires. Huit de ses treize victoires sont venues par KO ou TKO, deux par soumission. Sa précision de frappe tourne autour de 54%, sa défense aux frappes à 64%. En mi-lourd, son gabarit — rare à cette catégorie — lui donne une portée que peu peuvent neutraliser. Le problème détecté à l’UFC reste la gestion des décisions longues : ses trois défaites en promotion sont toutes aux points, sur des combats à trois rounds où il n’a pas réussi à concrétiser. La question reste ouverte : peut-il imposer son volume et sa puissance sur la durée, ou doit-il forcer le finish tôt ?