Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Carlos Vera est né à Manta, sur la côte équatorienne, avant d’atterrir aux États-Unis à l’âge de 3 ans avec sa famille. Il grandit à La Nouvelle-Orléans, où son grand-père tenait une boutique de tailleur, puis fait ses études à Loyola University. Son parcours professionnel ? Auditeur, puis banquier d’investissement. Le mec se levait, mettait sa cravate, allait au bureau — et s’entraînait le matin, à midi, le soir. Ce n’est qu’à 23 ans qu’il plonge sérieusement dans le MMA, après une base de taekwondo démarrée à 4 ans (il finit par décrocher une ceinture noire 4e dan) et une parenthèse capoeira à 19 ans pour travailler ses mouvements atypiques.
Six ans avant ses débuts à l’UFC, il s’installe à Washington D.C. pour s’entraîner au Fifty/50 Martial Arts Academy, où il devient brown belt en BJJ sous la direction de Ryan Hall. C’est là que le puzzle prend forme : arts martiaux de base solides, grappling pointu, et une philosophie de vie qui tient en une phrase — « a happy fighter is a dangerous fighter. »
En 2023, Carlos Vera intègre la 31e saison de The Ultimate Fighter dans l’équipe de Conor McGregor. Il s’incline face à Brad Katona aux points sur deux rounds, mais la performance suffit pour qu’on lui tende un contrat UFC. Son vrai baptême de l’Octogone arrive le 17 février 2024 à l’UFC 298 : il affronte le Japonais Rinya Nakamura et s’y fait dominer sur trois rounds, s’inclinant aux points sans pouvoir exprimer son jeu.
Plus d’un an après cette claque inaugurale, Vera revient à l’UFC Apex pour l’UFC Vegas 104 face à Josias Musasa, un Congolais invaincu au dossier (8-0) affiché comme grand favori à -650. « Pequeno », lui, coté outsider à +470. Personne ne l’attend. Il place un high kick dévastateur suivi d’un étranglement arrière à 3:16 du premier round. Musasa, jusqu’ici impassable, s’en va au tapis. Première victoire UFC pour Vera, première défaite pour Musasa — et un sacré signal envoyé à la division bantam.
Le registre de Vera, c’est l’inattendu. La capoeira dans le bagage, le TKD pour le timing des kicks, le BJJ de Ryan Hall pour verrouiller au sol — le tout au service d’un MMA hybride difficile à lire. Il parle espagnol, anglais, portugais, et apprenait le français au moment où il décrochait son contrat. Représentant de l’Équateur à l’UFC, il assume ce rôle avec le sourire d’un mec qui a mis du temps à arriver là, mais qui sait exactement pourquoi il se bat.