Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Charlie Campbell a grandi à East Rockaway, dans le comté de Nassau sur Long Island, New York. À 8 ans, il rejoint le programme de lutte des Lynbrook Titans. À 13 ans, il cumule le jiu-jitsu brésilien et le kickboxing. Quand il soufflait ses 21 bougies, la décision était prise : faire de la cage son boulot. Il intègre alors la Serra-Longo Fight Team, le camp coaché par Ray Longo et l’ancien champion du monde des poids moyens UFC Chris Weidman, à Garden City sur Long Island. C’est là qu’il affine les outils qui allaient lui valoir son surnom : « The Cannibal ».
Il fait ses débuts pro le 31 mai 2019 à l’occasion du Ring of Combat 68, à l’Atlantic City Tropicana, devant environ 250 proches — une victoire par décision sur Cody Zappone. La suite, c’est une succession de stoppages : Bellator 262 en juillet 2021, CFFC 104 en décembre 2021, CFFC 107 en avril 2022 — trois KO/TKO enchaînés. Campbell accumule les finitions au premier et second round, avec des overhand droite, des coups de pied à la jambe et une pression constante vers l’avant qui n’offre aucun répit à ses adversaires.
Le 2 août 2022, la vitrine se présente sur le Dana White’s Contender Series, Saison 6 Semaine 2 à l’UFC Apex. Campbell croise Chris Duncan — et se fait sortir proprement au R1 à 1:43. Un KO que beaucoup auraient mis des mois à digérer. Lui travaille sur le mental avec un préparateur psychologique, remonte dans la cage dès qu’il le peut, et enchaîne une nouvelle victoire dans les circuits régionaux.
Le coup de fil arrive en urgence pour le 16 septembre 2023, Noche UFC à Las Vegas : Campbell remplace Natan Levy au pied levé face à Alex Reyes, un vétéran qui revenait à la compétition après six ans d’absence. Le temps que Reyes retrouve ses marques, il se retrouve par terre sous une combinaison de frappes à 3:38 du premier round. TKO, victoire. Bonus Performance of the Night décroché à sa première sortie sous la bannière UFC. À 28 ans, le rêve qu’il regardait en DVD enfant devient réel.
Cinq mois plus tard, le 6 avril 2024 lors d’un UFC Fight Night, il domine Trevor Peek sur la distance et l’emporte par décision unanime — trois rounds de pression continue, sans fioriture. En novembre 2024, un combat contre le Brésilien Mauricio Ruffy est planifié à l’UFC 309, mais une blessure force Campbell à se retirer du card.
Campbell est ceinture bleue de BJJ sous Matt Serra, mais ce n’est pas là que son danger réside en priorité. Sa signature, c’est l’attaque au corps, les leg kicks répétés, les overhand qui surgissent de partout — ce que les entraîneurs de Longo-Weidman appellent le « chaos contrôlé ». Il avance, il avance, il avance. Ça donne des combats qui ne tournent jamais à vide, même s’il paie parfois le prix de cette agressivité quand l’adversaire contre bien.
Le 27 septembre 2025, à Perth en Australie, Campbell s’incline face à Tom Nolan par soumission (rear-naked choke) à 4:08 du premier round — sa troisième défaite en carrière et sa première par soumission. Bilan UFC à date : 2 victoires, 2 défaites. Avec un record total de 9-3 dont six finitions, « The Cannibal » reste un lightweight capable de conclure ses adversaires n’importe quand dans le premier round, le genre de profil qui génère des résultats binaires — spectaculaire dans un sens comme dans l’autre.