Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Un surnom pareil, ça ne s’oublie pas. Mais derrière la blague capillaire, Dakota « Hairy » Bush cache un palmarès construit à la dure dans les sous-bois du MMA américain : champion amateur de lutte dans le Missouri, quatre étranglements arrière professionnels, et un retour en forme depuis son passage raté à l’UFC. Ce que Bush fait dans la cage, il le fait depuis l’enfance — son père pratiquait déjà le MMA, et c’est son beau-père, Patrick Smith, qui l’a mis sur le chemin des sports de combat.
Né le 9 juin 1994 à St. Clair, Missouri, Bush fait ses débuts professionnels en poids légers (155 lbs) le 23 juillet 2016 à Shamrock FC 273 face à Chris Petty. Il enchaîne ensuite une série de combats à la LFA (Legacy Fighting Alliance), la principale pépinière du MMA américain à l’époque : sept combats entre 2017 et 2021, dont des victoires via soumission sur Jose Martinez (LFA 21, septembre 2017), Jordin Hinman (LFA 60, février 2019) et Patrick Rivera (LFA 49, septembre 2018). Il subit en revanche un revers aux points face à Jaleel Willis (LFA 67, mai 2019) et à Bryce Logan (LFA 37, avril 2018), deux décisions qui lui ont servi de leçons.
Sa signature UFC arrive en 2021, après deux finitions consécutives à la LFA : un KO en 57 secondes sur Austin Clem (LFA 98, janvier 2021) et une soumission en premier round sur Brian Del Rosario (LFA 92, octobre 2020). L’heure de l’Octogone a sonné.
Le 17 avril 2021, Bush fait ses débuts à l’UFC contre Austin Hubbard à l’UFC Fight Night Vegas 24. Il encaisse une défaite aux points après trois rounds serrés — une décision unanime qui lui montre que le niveau de détail technique dans la cage compte autant que le cardio et la gueule. Lucide, il choisit de retravailler sa préparation en rejoignant pour un mois le camp de James Krause chez Glory MMA & Fitness à Kansas City, tout en gardant Patrick Smith dans son coin.
Le 15 janvier 2022, il revient pour son deuxième et dernier combat UFC contre le Kazakh Viacheslav Borshchev. L’issue est sèche : KO/TKO à 3:47 du premier round. Bush est libéré de son contrat avec un bilan 0-2 en UFC.
Beaucoup auraient baissé les bras. Bush a fait l’inverse. Depuis sa sortie de l’UFC, il s’est constitué un bilan de sept victoires consécutives sur le circuit nord-américain. En mai 2022, il bat Josh Streacker par décision à FAC 14, puis Ivey Nixon en octobre 2022 à FAC 16. Viennent ensuite Jordan Griffin (Iowa Fight Series, octobre 2023), Jeremiah Scott (Nemesis FA, mars 2024), et deux finitions rapides par étranglement arrière en 2024 : Jhonasky Sojo au premier round en août et Scottie Stockman au premier round en novembre. En septembre 2025, il bat Joe Giannetti aux points à Cage Titans 73.
Son record professionnel s’établit à 15 victoires et 4 défaites, avec un taux de finition solide : 2 KO, 6 soumissions, 7 décisions. L’étranglement arrière reste son outil de prédilection — quand il passe dans le dos, ça se termine rarement bien pour l’adversaire.
Bush est avant tout un grappeur. Sa formation en lutte niveau État du Missouri lui donne une base solide au sol, et il l’associe à une pression debout constante, des séquences de frappes explosives pour couvrir la distance et un cardio qui ne flanche pas. Ses cinq finitions au premier round disent tout : il ne se contente pas de survivre, il impose. À 31 ans, marié et père de famille, il balance entre la vie du Missouri et les camps loin de chez lui — cette double contrainte forge autant qu’elle pèse.