Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quatorze victoires par KO sur 27 combats professionnels. Le surnom « Qazaq » — le Kazakh — dit tout ce qu’il faut savoir sur les racines de Damir Ismagulov, né le 3 février 1991 à Udarnyy, dans la RSFS de Russie, d’ethnie kazakhe. Avant de taper à la porte de l’UFC, il a construit son palmarès en Europe de l’Est et dans les ex-républiques soviétiques avec une régularité de métronome, remportant 19 de ses 20 combats sur une séquence donnée.
Ismagulov ne vient pas d’une salle de MMA classique. À Orenbourg, où il part étudier à l’Institut des Sciences du Sport de l’Université Pédagogique, il accumule les disciplines : combat universel, corps à corps militaire, puis MMA. Maître du sport en combat de corps à corps militaire d’abord, maître du sport en MMA ensuite — après avoir remporté la Coupe de Russie en 2014.
C’est sous la bannière M-1 Global qu’il explose vraiment. Le 26 mai 2017, il s’empare du titre mondial des légers en stoppant Maxim Divnich par TKO. Il défend sa ceinture deux fois : contre Raul Tutarauli le 22 février 2018, puis contre Artem Damkovsky le 15 juin 2018. M-1 Global le nomme Fighter de l’Année 2017. Le CV est suffisant pour que l’UFC frappe à sa porte.
Il débarque dans l’octogone le 2 décembre 2018 face à Alex Gorgees et s’impose aux points. Même résultat contre Joel Álvarez (23 février 2019) et Thiago Moisés (31 août 2019) — trois victoires de suite en décision unanime, propre mais sans éclat particulier. Rafael Alves passe lui aussi à la caisse le 22 mai 2021, toujours aux points. La séquence la plus intéressante de son passage UFC reste sa victoire en décision partagée face à Guram Kutateladze le 18 juin 2022, un fight serré où il a su tenir la distance.
Les deux défaites viennent de deux niveaux différents. Face à Arman Tsarukyan le 17 décembre 2022 — qui enchaîne à cette époque une série impressionnante au classement — Ismagulov est dominé en décision unanime. Même verdict contre Grant Dawson le 1er juillet 2023. Après ce dernier combat, il quitte l’UFC.
Ismagulov est avant tout un frappeur. 52 % de ses victoires professionnelles viennent d’un arrêt, avec une préférence marquée pour les premières rounds — six finishes dès le round 1 sur l’ensemble de sa carrière. Sa précision en frappes significatives à l’UFC tourne autour de 43 %, ce qui est correct sans être exceptionnel. Ce qui l’a toujours rendu dangereux, c’est la menace permanente du finish qui pèse sur l’adversaire même dans les rounds de gestion.
Après une courte retraite annoncée début 2023 pour raisons de santé, il revient à la compétition. Le 13 juillet 2024, victoire contre Dimitry Klimov. Le 21 septembre 2024, il clôt le centenaire de l’Alash Pride FC avec un KO à la spinning kick dès le premier round contre Oberdan Tenório. Puis victoire contre Alan Patrick le 27 mai 2025. À 34 ans, Ismagulov n’a visiblement pas raccroché les gants pour de bon.