Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 1er octobre 1997 à Staten Island (New York), Dennis Buzukja grandit dans la communauté albanaise de Long Island. Son surnom — « The Great » — n’est pas une fanfaronnade : il vient de son deuxième prénom, Aleksander, et tout le monde dans sa famille l’a toujours appelé ainsi, en référence à Alexandre le Grand. Autant dire que la barre est haute, et il le sait. Il enfile ses premières paires de gants dès l’âge de 5-6 ans, et ne les enlèvera plus.
C’est à la Serra-Longo Fight Team de Long Island qu’il construit son MMA, sous la direction de Ray Longo. L’environnement est taillé pour créer des champions : ses partenaires d’entraînement s’appellent Aljamain Sterling et Merab Dvalishvili, et c’est Al Iaquinta qui lui affine son jeu de pied. Sterling et Dvalishvili, dit-il, ont « joué un rôle énorme » dans le développement de son grappling.
Buzukja tâte d’abord le circuit régional avant de se présenter au Contender Series de Dana White en septembre 2020 — il y perd une décision face à Melsik Baghdasaryan et repart sans contrat. Pas de quoi l’abattre : il enchaîne trois victoires consécutives, revient au DWCS le 26 juillet 2022 et bat cette fois Kaleio Romero par décision. Le contrat tombe enfin.
Son arrivée dans l’Octogone UFC principal a lieu le 5 août 2023 à Nashville (UFC on ESPN 50) : il affronte Sean Woodson, un gaucher longiligne de 6’2″, et s’incline aux points, décision unanime 30-27 sur les trois cartons. Trois mois plus tard, à l’UFC 295 au Madison Square Garden le 11 novembre 2023, il retrouve l’Octogone face à Jamall Emmers — et se fait stopper en 49 secondes, round 1.
La réponse arrive le 30 mars 2024 à Atlantic City : Buzukja règle le compte de Connor Matthews par KO au troisième round (à 0:22), son premier finish en UFC. Un mois avant le combat, l’UFC lui retire son drapeau albanais à l’entrée pour des raisons protocolaires — anecdote qui circule dans la presse MMA et illustre à quel point cette identité nationale compte pour lui. Le 25 août 2024, il s’incline face à Francis Marshall sur décision partagée, un combat serré que certains observateurs lui auraient accordé.
Le 19 avril 2026 à Winnipeg, il croise Marcio Barbosa et chute sur un crochet gauche en 1:20 du premier round. Son bilan UFC se stabilise à 1-5. Il n’a pas le temps de ruminer : un combat est déjà programmé pour le 1er août 2026 face à Bogdan Grad.
Avec 5’9″ et 70,5 pouces d’allonge, Buzukja n’est pas un gabarit dominant en poids plumes. Son jeu repose sur la pression constante, une défense au sol solide (75 % de takedown defense) et une base de grappling construite avec deux des meilleurs wrestlers de l’UFC. Il compte cinq victoires par KO sur 12 victoires totales — ce n’est pas un finisseur fantaisie, mais il frappe avec intention. Il se décrit lui-même comme « têtu », qualité qu’il attribue sans détour à ses origines albanaises.