Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand Drakkar Klose attrape ta jambe, le mieux que tu puisses espérer, c’est de ne pas finir planté tête la première dans le tapis. Demande à Joe Solecki : le 2 décembre 2023 à l’UFC Austin, le natif de Kalamazoo (Michigan) défendait un armbar en première reprise quand il a soulevé son adversaire et l’a fracassé sur le côté du crâne pour un KO à 1:41. Un slam digne de Rampage Jackson, et l’image qui résume le mieux ce combattant : un lutteur d’État qui a transformé sa puissance en arme de finition.
Né le 9 mars 1988, Klose est d’abord un wrestler avant d’être un combattant MMA. Champion d’État en 2005 avec son lycée de South Haven, il passe ensuite par le North Idaho College puis Lindenwood University. Cette base de lutte reste le socle de tout son jeu. Il complète l’arsenal avec une ceinture violette de jiu-jitsu brésilien sous Sadiq Daniels, et s’installe à The MMA Lab, la salle de Glendale (Arizona) où il bâtit l’essentiel de sa carrière professionnelle, lancée en 2014.
Klose débarque à l’UFC le 15 janvier 2017 (UFC Fight Night 103) et signe d’entrée une décision unanime face à Devin Powell. Depuis, le poids léger a construit un parcours de vétéran fiable : il a remporté 8 de ses 10 derniers combats. Au rayon des grosses sorties, sa décision unanime contre Joaquim Silva à l’UFC 301 (4 mai 2024), puis surtout sa victoire de référence face à Edson Barboza par décision unanime à l’UFC 319 (16 août 2025) : battre un nom pareil sur trois reprises, ça pose un lutteur dans la hiérarchie des légers.
Tout n’est pas lisse pour autant. Le 14 décembre 2024, il a goûté à la violence de Joel Álvarez, mis KO sur un genou sauté en première reprise (UFC on ESPN 63). Un rappel que chez les légers, l’erreur ne pardonne pas.
Le profil de Klose est limpide : un boxeur-lutteur qui avance, qui colle de la pression et qui peut conclure aussi bien aux poings (6 de ses victoires par KO) qu’au scénario opportuniste, comme ce slam sur Solecki. Sur la distance, il s’appuie sur son cardio et sa lutte pour user l’adversaire, d’où ses nombreuses décisions. Pas le plus médiatique des légers, mais un client que personne n’a envie de voir en face dans un grappling exchange.
Au sortir de sa victoire contre Barboza, Klose affiche un record professionnel de 16-3-1, dont 7-2 à l’UFC. À 37 ans, le vétéran d’Arizona reste compétitif dans une des catégories les plus profondes de l’organisation et compte deux trophées de Performance de la soirée (face à Brandon Jenkins en 2022 et Joe Solecki en 2023) pour témoigner de son talent à finir les combats.