Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Dylan Budka est né le 14 janvier 2000 à Dundalk, dans la banlieue de Baltimore (Maryland). Avant de penser MMA, il rêvait de football américain ou de baseball — les sports de son quartier. C’est pendant ses années de lycée qu’il bascule vers la lutte, au point de la poursuivre à l’université : d’abord à Urbana University en Ohio, puis à Notre Dame College, où il croise des combattants pros à l’entraînement. La révélation est immédiate. Il rejoint alors la Demolition Fight Team à Findlay, Ohio, et ne regarde plus en arrière.
Son parcours amateur est une démonstration de volonté brute : 18 combats en douze mois, en allant chercher des adversaires dans plusieurs États (Alabama, Kentucky, Ohio, Pennsylvanie). Quatre titres amateurs plus tard, il se retrouve sur le Dana White’s Contender Series le 5 septembre 2023, face à Chad Hanekom. Victoire aux points, contrat UFC en poche. Ce soir-là, il déclare s’être « enfin senti en paix » — son père, décédé peu avant, rêvait de le voir atteindre le sport professionnel. Il avait aussi perdu sa mère durant la même période.
Budka combat en poids moyen (84 kg), avec 1,83 m au compteur et 190 cm d’allonge. Il se surnomme « The Mindless Hulk » — le colosse sans frein — et l’étiquette lui colle à la peau : ses meilleurs moments en cage sont portés par une pression physique constante, un crochet gauche dévastateur et une lutte de base solide héritée de ses années universitaires. Ses finitions préférées au sol passent par l’étranglement arrière (rear-naked choke). Il a aussi à son actif un KO en 9 secondes au niveau régional (B2 Fighting Series, mars 2022, face à Jett Jones).
Sa première année à l’UFC tient du baptême du feu. Il est propulsé en short notice pour son premier combat à Las Vegas, le 6 avril 2024 (UFC Fight Night : Allen vs. Curtis 2), face à Cesar Almeida — un autre novice de la Contender Series, ancien kickboxeur Glory. Résultat : TKO au 2e round (2:13), stoppé sur des coudes. Ça fait mal, mais le contexte est brutal pour un début.
La suite ne s’arrange pas : le 7 septembre 2024, André Petroski le domine sur trois rounds (défaite aux points). Budka rate de surcroît la limite des poids moyens à 188,5 livres — un signal d’alarme autant physique que mental. Il l’admet ouvertement : après la mort de son père, il a traversé une dépression sévère qui a plombé toute sa saison 2024. À la veille de son troisième combat à l’UFC (février 2025 contre Edmen Shahbazyan), il repart littéralement de zéro, intègre de nouveaux coaches en JJB, boxe et MMA, et se prépare à ce qu’il appelle « mon vrai début à l’UFC dans ma tête ». Shahbazyan l’arrête à 1:35 du premier round.
Lâché par l’UFC après trois défaites consécutives, Budka ne disparaît pas. Il enchaîne deux victoires aux points sur la scène régionale : Robert Gidron le 17 mai 2025 (AFP 102) et Jimmy Sandlin le 23 août 2025 (Carnage Fight Series 3). Record professionnel actuel : 9-5. À 26 ans, il a le temps de prouver que son passage en rouge en 2024 était conjoncturel, pas structurel.