Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Avant même de poser un gant en MMA, Giga Chikadze avait déjà une carrière entière derrière lui. Le Géorgien, né à Tbilissi en 1988, est arrivé dans l’octogone avec un CV de kickboxeur que peu d’adversaires peuvent se vanter d’avoir croisé. Aujourd’hui chez Kings MMA, il évolue chez les poids plumes (featherweight) avec un style qui ne trompe personne : c’est un frappeur, un vrai.
Chikadze commence le karaté Gōjū-ryū vers 4-5 ans. Ça pose les bases. La suite, c’est une collection de titres : champion du monde de karaté en 2008, champion d’Europe de Muay Thaï en 2011, champion du monde de kickboxing en 2013. En 2015, il rejoint Glory, la plus grosse organisation de kickboxing au monde, et y construit un palmarès impressionnant : près de 38 victoires, dont une vingtaine par KO. C’est là qu’il forge sa signature : un coup de pied au foie si dévastateur que les fans l’ont surnommé la « Giga kick ».
Reconverti aux arts martiaux mixtes, Chikadze transpose sa frappe d’élite dans la cage. Son record MMA tourne autour de 15 victoires pour 5 défaites, dont 9 par KO/TKO — le reflet logique d’un homme qui passe son temps debout et qui frappe fort. Son allonge de 74 pouces (1,88 m) et sa garde orthodoxe lui permettent de gérer la distance et de placer ses coups au moment où l’adversaire baisse la garde.
Deux soirées résument bien le personnage. En mai 2021, il plie Cub Swanson dès le premier round avec un coup de pied au foie — la Giga kick en démonstration. Quelques mois plus tard, en août 2021, il sort vainqueur d’un combat acharné contre Edson Barboza, autre frappeur réputé, par TKO au troisième round. Sa première vraie marche manquée arrive en janvier 2022 : opposé à Calvin Kattar en tête d’affiche, il s’incline aux points après cinq rounds qui montrent aussi ses limites quand le combat s’éternise.
Chikadze reste l’un des frappeurs les plus redoutés de sa division. Quand il touche, ça fait mal — et ses adversaires le savent avant même d’entrer dans la cage.