Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Jamall Leantwean Emmers est né le 24 juillet 1989 à Miami, en Floride. Son chemin vers le MMA professionnel n’a rien du parcours balisé : il passe par Waldorf College avec une bourse de lutte, enchaîne les petits boulots — dont caissier chez Target — et découvre les sports de combat en regardant des cartes PRIDE FC en famille. C’est cette passion-là, venue des soirées sur canapé devant Fedor et Wanderlei, qui finit par l’emmener au gymnase.
Aujourd’hui, il s’entraîne au Pinnacle MMA de Redlands, en Californie. Son profil est atypique pour la catégorie plumes : 1,78 m pour une allonge de 188 cm, un arrière-plan de lutteur converti au kickboxing, et une ceinture noire en JJB qui ne demande qu’à sortir quand l’occasion se présente.
Il fait ses débuts professionnels en octobre 2012 et passe les années suivantes à se construire une réputation solide sur le circuit régional américain. En juin 2013, il prend une décision aux points face à Alexander Hernandez — un nom qui rejoindra l’UFC quelques années plus tard. En février 2017, c’est Cory Sandhagen qu’il bat à l’unanimité à LFA 5, avant que ce même Sandhagen ne devienne l’un des tops 5 mondiaux de la catégorie. Emmers accumule aussi des titres sur le circuit indépendant : champion Hero FC et SMASH Global en plumes.
Il débarque à l’UFC 248 le 7 mars 2020, face à Giga Chikadze — une défaite en décision partagée qui n’avait rien d’une évidence. La suite de son passage dans la promotion oscille entre belles performances et coups d’arrêt. En novembre 2023, à l’UFC 295, il règle le cas de Dennis Buzukja en 49 secondes, TKO brutal qui illustre sa capacité à finir quand l’adversaire laisse une faille. En mars 2024, il s’incline par KO au premier round face à Nate Landwehr — l’autre face de la pièce.
2025 lui réussit mieux : TKO au premier round contre Gabriel Miranda en mars, puis décision unanime sur Hyder Amil en novembre. Au total, il affiche un bilan de 22 victoires pour 8 défaites, avec 9 KO et 3 soumissions à son actif.
Emmers n’est pas en lice pour le titre dans l’immédiat, mais il reste un adversaire sérieux pour n’importe qui dans la moitié basse du top 15. Sa lutte solide (81 % de défense aux takedowns selon les stats UFC), son kickboxing affûté et sa boîte à outils JJB en font un type difficile à déchiffrer. À 36 ans, il continue de faire la route à Redlands et de signer des contrats dans l’octogone. Le surnom « Prettyboy » est peut-être ironique — son style, lui, est tout sauf propret.