Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Double champion régional converti en soldat de l’UFC, Jay Perrin est le genre de gars qu’on ne voit jamais dans les unes mais qu’on remarque dès qu’il pose les pieds dans la cage. Né à Lowell, Massachusetts, il représente cette scène MMA de Nouvelle-Angleterre qui forge des combattants solides à la dure, loin des projecteurs de Las Vegas. C’est pourtant à Las Vegas qu’il finit par poser ses valises, au sein du Syndicate MMA, pour franchir le cap suivant.
Perrin démarre sa carrière professionnelle en 2014 et passe les années suivantes à écumer les promotions de la côte Est — NEF, Bellator, CES, Cage Titans. Deux titres en ressortent. D’abord celui de Cage Titans à 135 livres, puis le ceinturon CES Bantamweight en septembre 2021 : lors de la soirée CES 64, il éteint Josh Smith d’America Top Team au deuxième round avec un étranglement arrière qui force l’abandon. Un deuxième titre, une domination claire, et un CV qui tape dans l’oeil.
Sa première tentative pour décrocher un contrat UFC date de 2019 : il passe par Dana White’s Contender Series mais s’incline aux points face à Dwight Joseph. La porte reste fermée, pas claquée.
En février 2022, l’UFC l’appelle sur court préavis alors qu’il s’apprêtait à défendre sa ceinture CES. Il accepte sans hésiter et affronte Mario Bautista — défaite aux points sur la distance. En août de la même année, rebelote contre le Chinois Aoriqileng (UFC 278) : encore trois rounds, encore une décision unanime adverse. Deux combats serrés, deux défaites, zéro victoire à l’octogone.
Le troisième et dernier chapitre UFC s’écrit le 10 décembre 2022 à l’UFC 282, face à un inconnu de 18 ans : Raul Rosas Jr. Perrin arrive confiant — « il n’y a pas de pression sur moi, toute la pression est sur Raul », dit-il avant le combat. Rosas Jr. le soumet en 2 minutes 44 d’un étranglement arrière au premier round, et devient le plus jeune vainqueur de l’histoire de l’UFC. C’est une sortie brutale, mais Perrin a au moins servi de premier test UFC à un phénomène en devenir.
Ceinture violette en jiu-jitsu brésilien, base karaté, 69 pouces d’allonge pour 5’7″ : Perrin est un bantamweight polyvalent qui travaille surtout les mains. 53 % de réussite au takedown, 47 % de précision en striking selon les statistiques UFC. Quatre victoires par soumission au fil de sa carrière — principalement par étranglement arrière — et deux KO. Le genre de combattant qui ne lâche rien et met la pression dès qu’il sent l’adversaire reculer.
À 30 ans, son bilan professionnel global s’établit à 10-7. Hors de l’UFC, son palmarès régional reste solide. La scène de la Nouvelle-Angleterre connaît sa valeur même si la grande ligue n’a pas confirmé le potentiel entrevue durant ses années de titre.