Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Vingt-sept secondes. C’est tout ce qu’il a fallu à Khaos Williams pour graver son nom à l’UFC. Le 8 février 2020, à l’UFC 247, ce Michiganer débarqué en remplacement de dernière minute met à terre Alex Morono en moins de trente secondes et repart avec un bonus Performance of the Night. La couleur est annoncée d’emblée : avec Williams dans l’octogone, personne ne s’ennuie.
Né le 30 mars 1994 à South Bend dans l’Indiana, Kalinn « Khaos » Williams a un parcours de vie qui force le respect. En juillet 2013, il décroche son diplôme de lycée derrière les barreaux de la prison du comté de Jackson, après une condamnation pour trafic de cocaïne, via un programme d’éducation en ligne monté avec le shérif local. Zéro incident pendant sa liberté conditionnelle, toutes les heures de service communautaire accomplies. C’est Leo Aponte — son ancien prof de lycée devenu entraîneur — qui le remet sur les rails du sport de combat dès septembre 2013. Quatre ans plus tard, Williams passe professionnel.
Avant l’UFC, il compile 9 victoires pour 1 défaite sur les circuits régionaux du Michigan, avec notamment la ceinture Total Warrior Combat Super Lightweight Championship en poche. Le surnom « The Ox Fighter » colle à sa réputation de cogneur d’une force brute, tandis que « Khaos » rappelle son adolescence agitée dans un quartier difficile.
À l’UFC, les bonnes nouvelles s’enchaînent vite. En novembre 2020, il reproduit sa performance d’entrée en assommant Abdul Razak Alhassan en 30 secondes chrono (UFC Fight Night 182), puis en novembre 2021 il stoppe Miguel Baeza au troisième round (UFC Fight Night 199). Quatre bonus « Performance of the Night » récoltés en UFC — contre Morono, Alhassan, Baeza et Carlston Harris —, 8 finishes au premier round en carrière, 9 victoires par KO/TKO au total : les chiffres racontent un frappeur d’élite.
Williams est avant tout un boxeur. Sa précision au corps-à-corps, sa puissance dans les deux mains et sa capacité à fermer le débat en une action — souvent en moins d’une minute — font de lui l’un des welterweights les plus dangereux à regarder sur un événement. Ceinture bleue en jiu-jitsu brésilien, il reste avant tout un striker : 5 KO/TKO sur 7 victoires à l’UFC, et une précision aux frappes significatives de 39 %. Ses stats de takedown (0 % d’efficacité) confirment qu’il préfère régler les comptes debout.
Après un creux en 2025 — soumis par Gabriel Bonfim via étranglement en D’arce en février, puis battu aux points par Andreas Gustafsson en juin —, Williams relève la tête en mai 2026 : TKO de Nikolay Veretennikov à 1:31 du premier round lors de l’UFC Vegas 117. Le rebond est dans les tons habituels : brutal et sans appel. Record actuel : 16-5.