Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Douze ans sous contrat à l’UFC, c’est une longévité que peu de combattants peuvent revendiquer — surtout quand deux d’entre elles ont été passées en service militaire obligatoire. Né le 9 septembre 1987 à Busan, Kyung Ho Kang a traversé le bantamweight de l’UFC de 2013 à 2024 avec un outil principal : l’étranglement. Avec 12 victoires par soumission sur un total de 19, il figure parmi les quatre combattants les plus finisseurs de la division poids coq dans toute l’histoire de l’organisation.
Kang commence le BJJ en 2006, passe professionnel en 2007 et construit rapidement une réputation sur la scène asiatique. En juin 2012, il remporte le tournoi inaugural Road FC Bantamweight, étranglant Je Hoon Moon à la rear-naked choke au deuxième round pour devenir le tout premier champion de la catégorie. C’est ce titre qui lui ouvre les portes de l’UFC un mois plus tard.
Sa ceinture violette en BJJ sous Yang Sung-hoon dit l’essentiel de son style : Kang est un grappeler avant tout, appuyé sur des bases de Ssireum (la lutte traditionnelle coréenne) et de Taekwondo. Ses soumissions de prédilection, RNC et triangle, reviennent comme des signatures sur l’ensemble de son palmarès.
Son débuts à l’UFC en mars 2013 contre Alex Caceres se transforme en no-contest après que l’Américain est contrôlé positif au cannabis. Les premières années sont hachées : une défaite aux points face à Chico Camus en août 2013, une victoire en janvier 2014 par arm-triangle choke contre Shunichi Shimizu. Puis le combat dont il faut parler : le 20 septembre 2014 à l’UFC Fight Night 52 (Hunt vs. Nelson), Kang et Michinori Tanaka se livrent un duel acharné en trois rounds qui remporte le bonus Fight of the Night — 50 000 dollars chacun. Kang l’emporte au split decision, mais c’est le dernier combat avant une longue absence.
Le service militaire obligatoire coréen le stoppe net de fin 2014 à début 2018. Trois ans et demi hors de la cage. À son retour en janvier 2018, il étouffe Guido Cannetti avec un triangle au premier round — comme s’il n’avait jamais arrêté. En février 2019, c’est Teruto Ishihara qui cède à la rear-naked choke. Kang enchaîne, enfile les victoires aux points, et s’installe comme un visage familier et respecté du bantamweight UFC.
Sa séquence 2023 rappelle ce qu’il sait faire : en juin 2023 face à Cristian Quiñónez, il conclut à la rear-naked choke en deux minutes et vingt-cinq secondes du premier round. Mais en juin 2024 à Riyad, Muin Gafurov le domine sur les trois rounds et s’impose par décision unanime (30-27 sur toutes les cartes). C’est le dernier combat de Kang sous la bannière UFC. En janvier 2025, son contrat n’est pas renouvelé — 14 combats en 12 ans, 8 victoires et 5 défaites, un no-contest.
Son bilan UFC ne l’a jamais rapproché d’un titre. Mais Kang fait partie de la génération de combattants coréens — avec Chan Sung Jung et Choi Doo-ho — qui a planté le MMA sud-coréen sur la carte mondiale. Avec un record total de 19-11-0 et 12 soumissions, « Mr. Perfect » quitte l’octogone en laissant une empreinte bien plus précise que son surnom ne le laisse entendre.