Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Né le 16 juillet 1991 à Kapolei, Hawaii, Louis Smolka n’a jamais vraiment laissé les combats se terminer aux points si il pouvait l’éviter. Sur ses 17 victoires en carrière professionnelle, 15 sont des finishes — 8 par KO/TKO, 7 par soumission. Ce n’est pas un style, c’est une signature. Surnommé « Da Last Samurai », il s’est formé à la boxe, au judo (ceinture marron) et au kenpo karate avant de s’installer en Californie pour faire sa carrière.
Smolka fait ses armes sur la scène régionale américaine, raflant deux ceintures poids mouche — à la Pacific Xtreme Combat et à la California Xtreme Fighting. Son travail paye : le 15 janvier 2014, il décroche son contrat UFC en battant Alp Ozkilic par décision unanime à l’UFC Fight Night 35, à Duluth. Huit mois plus tard, à Sydney, il assomme Richie Vaculik d’un side kick en pleine tête au troisième round et empoche son premier bonus « Performance of the Night ».
Le 24 octobre 2015, l’UFC lui offre un main event en Irlande, face au local Patrick « Hooligan » Holohan à Dublin. Smolka s’impose par rear-naked choke au deuxième round devant une salle acquise à l’adversaire. En juillet 2016, il étrangle Ben Nguyen par TKO à Sioux Falls et gagne un deuxième « Performance of the Night ». Mais c’est le 15 avril 2017 à Kansas City que son combat contre Tim Elliott entre dans les annales : une guerre rangée trois rounds de bout en bout, perdue aux points, mais récompensée du bonus « Fight of the Night » et classée 6e combat de l’année 2017 par UFC.com. Smolka sait perdre avec panache.
Début 2018, Smolka est coupé par l’UFC et prend la parole publiquement sur ses problèmes d’alcool, récupérant sa sobriété depuis janvier de cette même année. La franchise lui rouvre la porte en novembre 2018, cette fois en bantamweight. Il soumet Su Mudaerji par armbar au deuxième round à Pékin, signe une victoire par TKO à Vancouver en septembre 2019, puis KO Jose Alberto Quiñonez en décembre 2020. Mais deux défaites par KO consécutives, contre Vince Morales (décembre 2021) puis Davey Grant (mai 2022 en seulement 49 secondes du round 3), mettent fin à son contrat. L’UFC le libère en juin 2022. Son bilan dans la promotion se clôt à 8 victoires et 9 défaites.
Smolka est du genre à chercher la finition de toutes les manières possibles. Un judo solide qui lui permet de sortir des clinch ou de renverser ses adversaires, une boxe efficace pour ouvrir des angles, et une créativité en soumission qui dépasse le catalogue standard. Le side kick en KO sur Vaculik à Sydney résume bien le personnage : il n’est pas là pour faire joli, il est là pour finir.