Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Malcolm Wellmaker a commencé à cogner à 22 ans parce qu’il « grossissait ». Avant ça, il était apprenti pipefitter pour le syndicat Plumbers and Pipefitters Local 150 d’Augusta, Géorgie — deux jours de cours par semaine, le reste sur les chantiers, à maîtriser la soudure entre deux quarts de nuit. Ce n’est qu’un an après ses débuts en tant qu’ouvrier qu’il a poussé la porte de la salle Faglier’s MMA. Neuf victoires amateurs, un titre Conflict MMA, et le type était encore sur les chantiers quand il a décroché son invitation pour la Contender Series en 2024.
Le 27 août 2024, semaine 3 de la saison 8, Wellmaker affronte Adam Bramhald à Vegas. Deux minutes vingt-neuf secondes plus tard, c’est terminé : crochet droit, Bramhald à genoux, arbitre qui s’interpose. Dana White lâche après le combat : « He couldn’t possibly have looked any better. » Contrat UFC signé. Wellmaker a ensuite quitté son boulot de pipefitter.
Le 26 avril 2025, Kansas City, UFC Fight Night : face à Cameron Saaiman, Wellmaker expédie son adversaire en 1 minute 59 au premier round, crochet droit en contre, bonus Performance of the Night à 50 000 dollars. Retour deux mois plus tard à Atlanta — sa ville, à deux heures de route d’Augusta — le 14 juin 2025 contre Kris Moutinho. Même sentence, même outil : crochet droit à 2 minutes 37, Moutinho s’effondre face contre terre. Deuxième bonus à 50 000 dollars. Deux combats à l’UFC, deux KO au premier round, deux primes. La trajectoire était verticale.
Le 15 novembre 2025 à l’UFC 322, Wellmaker subit son premier revers professionnel face à Ethyn Ewing, aux points sur décision unanime. Cinq mois plus tard, le 16 mai 2026 au Meta APEX de Las Vegas, Juan Diaz le soumet par rear-naked choke à 4:08 du deuxième round. Deux défaites consécutives pour la première fois de sa carrière. Le « The Machine » d’Augusta, 31 ans, record désormais à 10-2, va devoir recalibrer la machine.
Frappeur pur, ceinture bleue de jiu-jitsu brésilien. Sur ses 10 victoires, 6 sont des KO/TKO — dont 6 finishes au premier round. La main droite est son outil principal, celle qui a envoyé Bramhald, Saaiman et Moutinho au sol en l’espace de huit mois. À 5’10 » pour une allonge de 71,5 pouces (181 cm), il boxe avec de la puissance sèche et un sens du timing qui tranche avec son parcours tardif. Son talon d’Achille : le grappling prolongé, comme Diaz l’a démontré.