Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Quand Maryna Moroz débarque à l’UFC en avril 2015, elle est inconnue du grand public occidental. Quinze secondes plus tard — enfin, quelques minutes — Joanne Calderwood se retrouve à taper le tapis sur un armbar. Performance of the Night, 50 000 dollars de bonus, et une « Iron Lady » qui entre dans la catégorie des noms à retenir dans la division poids paille féminine.
Née le 8 septembre 1991 à Vilnohirsk, en Ukraine, Moroz grandit avec la boxe dans les veines. Elle décroche les titres de Maître du sport en boxe et en kickboxing avant même de poser les pieds dans une cage. Si elle se tourne vers le MMA en 2013, c’est faute de débouchés professionnels pour les femmes dans la boxe ukrainienne de l’époque — pas par manque de talent. Sa transition est immédiate : cinq combats, cinq victoires, dont quatre par soumission. L’armbar est sa signature.
Elle fait ses armes sur des cartes régionales (Oplot Challenge, Kunlun Fight) et à l’XFC International avant de rejoindre la plus grande organisation du monde. À l’UFC, son premier adversaire n’est pas une inconnue : Joanne Calderwood, une Écossaise solide et expérimentée. Moroz la soumet au premier round le 11 avril 2015, lors de l’UFC Fight Night 64 à Cracovie. C’est l’un des « Upsets of the Year » selon UFC.com fin 2015.
La suite à l’UFC est plus compliquée, comme souvent pour les fighters qui débarquent avec une hype maximale. Elle prend une défaite aux points face à Valérie Létourneau en août 2015, puis deux autres décisions perdues contre Carla Esparza (juin 2017) et Angela Hill (février 2018). Mais Moroz ne sombre pas — elle rebondit à chaque fois.
En mars 2020, elle se retrouve dans l’un des meilleurs combats de la soirée face à Mayra Bueno Silva : Fight of the Night lors de l’UFC Fight Night 170. Puis en mars 2022, au coeur de l’UFC 272, elle s’offre Mariya Agapova par arm-triangle au deuxième round — son deuxième bonus Performance of the Night. Le genre de victoire qui rappelle qu’elle reste dangereuse, même après des années de hauts et de bas.
Les trois derniers combats sont plus sombres : défaite aux points contre Jennifer Maia (novembre 2022), soumission par guillotine face à Karine Silva à l’UFC 292 (août 2023), puis décision partagée perdue contre Joanne Wood à l’UFC 299 en mars 2024. Trois défaites consécutives qui précèdent la fin de son contrat.
Parallèlement à sa carrière de combattante, Moroz entraîne les boxeuses de l’équipe olympique ukrainienne féminine. Ce n’est pas un hobby — c’est une vraie responsabilité, révélatrice de son niveau d’expertise dans les disciplines de frappe.
En septembre 2025, le CSAD lui inflige une suspension d’un an pour contrôle positif au Meldonium, une substance détectée lors de deux tests distincts en été 2025. Libérée par l’UFC le 11 septembre 2025, elle devient éligible à la compétition à partir du 17 juillet 2026. Record final à l’UFC : 11 victoires, 6 défaites, dont deux bonuses Performance of the Night et un Fight of the Night — pas le palmarès d’une anonyme.