Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Michael Jonathan Morales Hurtado est né le 24 juin 1999 à Pasaje, une ville de la province d’El Oro, dans le sud-ouest de l’Équateur. Sa mère, Katty Hurtado, est ceinture noire 3e dan de judo et arbitre internationale — c’est elle qui le met sur un tatami à 5 ans. À 10 ans, il bascule sur la lutte libre et décroche le titre national équatorien de freestyle. Puis, à 14 ans, il pousse la porte du club de Víctor Vallejo à Machala pour découvrir le MMA. Avant tout ça, il travaillait dans une usine navale pour aider sa famille. Mêler judoka de naissance, lutteur champion national et apprenti boxeur, ça donnait déjà un profil difficile à modéliser.
En septembre 2021, Morales se présente sur le Dana White’s Contender Series à 22 ans. Face au Russe Nikolay Veretennikov, il impose sa cadence et remporte le combat aux points — décision unanime, contrat UFC signé dans la foulée. Deux mois plus tard, il s’installe à Tijuana, au Mexique, pour hausser le niveau de son camp d’entraînement. Ses débuts à l’UFC ont lieu le 22 janvier 2022 à l’UFC 270 : Trevin Giles tombe au premier round en TKO. Le ton est donné.
La suite ressemble à une ligne droite tracée à la règle. Adam Fugitt en juillet 2022, Max Griffin en juillet 2023, Jake Matthews en novembre 2023 : quatre victoires consécutives à l’UFC, toutes les quatre avant la limite. Face à Matthews, c’est une soumission (triangle choke) qui illustre la palette technique de l’Équatorien — pas seulement un cogneur.
Août 2024, UFC Fight Night contre Neil Magny — vétéran de plus de 30 combats à l’UFC. Premier round, TKO. Morales empoche son premier bonus « Performance de la Nuit ». Mai 2025, c’est Gilbert Burns qui est en face, ancien challenger au titre mondial, un des meilleurs welters de la décennie. Premier round, TKO. Deuxième bonus. Novembre 2025, UFC 322 à Madison Square Garden : Sean Brady, numéro 2 mondial, est stoppé à 3 min 27 du premier round par une avalanche de coups. Troisième bonus consécutif. Trois KO/TKO de suite, trois adversaires top 10, et un record à 19-0 (6-0 à l’UFC) avec 14 victoires par KO sur l’ensemble de sa carrière.
Morales mesure 1,83 m pour une allonge de 201 cm — des dimensions confortables en welterweight. Son style de frappe est précis et économe, avec une puissance qui se manifeste très tôt dans les combats (10 finishes au premier round sur 19 victoires). Sa base de lutte lui permet de dicter où se déroule le combat, et son triangle sur Matthews montre qu’il n’est pas manchot au sol. L’UFC le classe officiellement « striker », mais c’est un MMA complet qui se profile, façonné dès l’enfance entre le judo de sa mère et les tapis de Machala.
Au classement UFC welterweight (170 lbs), Michael Morales pointe à la 3e place mondiale en début 2026. Après sa victoire sur Brady, il a été nommé Fighter of the Year 2025 par Sportsnaut et sélectionné dans le First Team MMA All-Star de MMA Fighting. Il se bat pour décrocher un combat de titre face au champion Islam Makhachev, reconverti en welter. Sa réponse aux rumeurs qui l’écartaient de la picture : une photo avec Hunter Campbell (vice-président UFC) et la légende « Papers ready. » L’Équateur attend son premier champion du monde UFC.