Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Michal Figlak grandit à Poznań, en Pologne, et commence le MMA à 16 ans avec une idée fixe : devenir champion du monde à l’UFC. Pas une vague ambition de gamin — une obsession qui structure toute sa vie d’adulte, au point de laisser une carrière d’ingénieur sur le côté. Né le 15 août 1996, il boxe sous le surnom « Mad Dog » dans la catégorie des poids légers (155 lbs). Un sobriquet qui colle : il avance, cherche le contact, n’abandonne pas un échange facilement.
C’est en Angleterre, sous la bannière Cage Warriors, que Figlak construit sa réputation entre 2020 et 2022. Six combats, six victoires, dont plusieurs arrêts mémorables. En septembre 2020, il stoppe Oban Elliott à la troisième reprise (CW 114). Deux mois plus tard, il expédie Anthony O’Connor en 17 secondes au deuxième round (CW 117). En mars 2021, c’est un arrêt médical face à Steven Hooper (CW 120). Il conclut cette série sur décision unanime face à Kieran Lister (CW 129, octobre 2021) et Stevie McIntosh (CW 132, décembre 2021). Six combats gagnés, zéro défaite. L’UFC frappe à sa porte.
Ses débuts à l’UFC se font en grande pompe, à Paris, le 3 septembre 2022, lors du UFC Fight Night Gane vs. Tuivasa. En face : le Français Fares Ziam, combattant du cru devant son public. Figlak perd aux points, 27-30 sur deux cartes et 28-29 sur la troisième — une défaite nette sur laquelle il n’y a pas grand-chose à redire.
Après ce premier revers, il prépare un retour à l’UFC 286 à Londres en mars 2023 face à Chris Duncan — mais une déchirure du LCA doublée d’une déchirure du ménisque et d’un tibia déplacé l’oblige à déclarer forfait. Presque un an et demi sur la touche, opération, rééducation.
Il revient le 27 avril 2024, à Las Vegas, pour l’UFC on ESPN 55, face à l’Américain Austin Hubbard. Le combat est serré, Figlak frappe mieux, presse davantage — mais les trois juges lui donnent 28-29. Un verdict qualifié dans les médias spécialisés de « décision la plus problématique du soir ». La défaite est officielle, le buzz reste amer. L’UFC le libère le 16 janvier 2025 avec un bilan de 8 victoires et 2 défaites.
Après son licenciement, Figlak a déclaré que son rêve était de combattre un jour en Pologne devant son public. À 28 ans, avec un record solide à 8-2 et des défaites principalement sur décision, il reste un compétiteur crédible pour les grandes promotions européennes. L’histoire avec l’UFC s’est fermée, mais pas celle de « Mad Dog ».