Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
19 mars 2022, UFC London. Round 3 face à Luana Carolina, Molly McCann balance un spinning back elbow venu de nulle part. Paul Felder venait juste de lancer aux commentaires qu’il fallait se méfier de ce coup : une seconde plus tard, le coude part et la Brésilienne s’écroule. La séquence devient virale dans l’heure, et « Meatball » passe du statut de combattante locale à celui de visage le plus reconnaissable du roster féminin britannique.
Née le 4 mai 1990 à Liverpool, Molly McCann s’entraîne à la Next Generation MMA, la salle où évolue aussi son ami et compatriote Paddy Pimblett. Le duo est devenu un symbole de la scène anglaise : sur la carte de mars 2022, les deux gagnent le même soir. Supportrice revendiquée d’Everton, accent et fierté de la ville assumés, elle a transformé chaque UFC London en quasi-match à domicile. Avant l’UFC, elle décroche le premier titre poids mouches femmes du Cage Warriors le 24 février 2018 en battant Bryony Tyrell par TKO, le tremplin classique des combattants britanniques vers la grande ligue.
Le KO sur Carolina n’était pas un accident. Le 23 juillet 2022, toujours à Londres, McCann remet ça contre Hannah Goldy : elle place un nouveau spinning back elbow qui sonne l’Américaine, puis enchaîne en frappes pour un TKO au premier round (3:52). Deux coudes tournants spectaculaires en quatre mois sur la même scène, ça ne s’invente pas, et ça a définitivement collé l’étiquette de finisseuse sur « Meatball ».
McCann débute à l’UFC le 27 mai 2018 face à Gillian Robertson, à Liverpool. Sa carrière est faite de montagnes russes plus que de régularité : des séries de défaites, des rebonds spectaculaires, et un passage du poids mouches au poids pailles femmes en fin de parcours. Le 22 mars 2025, à l’UFC London, elle affronte Alexia Thainara, remplaçante de dernière minute. Amenée au sol, elle craque sur un étranglement arrière au premier round. Le combat fini, elle retire ses gants et annonce sa retraite, en pleurs. Paddy Pimblett, lui aussi en larmes au bord de la cage, regarde sa coéquipière tirer sa révérence. Elle quitte le sport sur un bilan de 14 victoires pour 8 défaites — pas une championne au sens des ceintures, mais une combattante qui a fait lever des salles entières et marqué l’ère UFC London bien plus que son classement ne le laisse croire.