Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Preston Parsons a grandi à Jacksonville Beach, en Floride, et il a cette particularité d’être le premier combattant de sa ville à avoir décroché un contrat UFC. Son surnom, « Pressure », n’est pas usurpé : son jeu entier repose sur l’idée d’étouffer l’adversaire, de le coller contre la cage ou au sol jusqu’à ce que quelque chose cède. Neuf de ses onze victoires professionnelles sont venues par soumission — quatre clés de bras, quatre rear-naked chokes, un guillotine — et huit de ces finishes ont eu lieu dès le premier round.
Sa formation est solide et variée. Ceinture marron en jiu-jitsu brésilien à la Gracie Barra sous le professeur Roberto Cuartero, ceinture marron en taekwondo, et un passage sérieux en boxe avec Nate Campbell, ancien champion du monde. Un profil hybride qui fait de lui un danger réel au sol, même si ses finishes debout restent rares.
Avant de signer à l’octogone, Parsons s’est construit un palmarès régional convaincant. Amateur invaincu avec des ceintures dans deux organisations (Rival Fight League et Combat Night au 155 lbs), il passe ensuite chez les pros et remporte le titre Combat Night MMA à 170 lbs. En 2014, les Florida MMA Awards lui décernent le prix du Submission of the Year. En 2016, il bat Ignacio Bahamondes, qui rejoindra plus tard l’UFC — une victoire qui prend du relief avec le recul. À l’aube de ses débuts dans la plus grande organisation du monde, son bilan affiche neuf victoires pour deux défaites.
Son arrivée à l’UFC ressemble à un baptême du feu en accéléré : le 17 juillet 2021 à l’UFC Vegas 31, il est appelé en remplacement de dernière minute pour affronter Daniel Rodriguez, un welterweight aguerri au style percutant. Parsons tient le coup quelques minutes avant d’être stoppé par TKO à 3:47 du premier round après une combinaison de droites violentes. Mauvais tirage pour des débuts, mais l’engagement ne laisse pas indifférent.
La suite est plus équilibrée. En avril 2022 à l’UFC Fight Night Luque vs. Muhammad 2, il bat Evan Elder par décision unanime — son premier « W » dans l’octogone, construit sur trois rounds de pression et de domination au sol. En mars 2023, il s’incline aux points face à Trevin Giles dans un combat serré. Le 13 janvier 2024, il enchaîne avec une victoire en décision unanime sur Matthew Semelsberger. Puis deux défaites consécutives : une décision face à Oban Elliott à l’UFC 304 le 27 juillet 2024, et un KO brutal d’un crochet gauche de Jacobe Smith à 1:13 du premier round, le 11 janvier 2025.
Au total, Parsons affiche 11 victoires et 6 défaites en carrière, dont un bilan UFC de 2 victoires pour 4 défaites. Son profil reste celui d’un grappleur pur qui peut terminer n’importe qui au sol, mais qui reste exposé face aux frappeurs de haut niveau. À 30 ans, la question de son avenir à l’UFC reste ouverte après la défaite face à Smith. Combattant au style identifié, jamais anecdotique dans l’octogone — « Pressure » a au moins imposé ça.