Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Six combats en UFC, zéro défaite, et pourtant plus de contrat fin 2025 : le parcours de Rinat Fakhretdinov dans la plus grosse organisation de MMA tient en un paradoxe rare. Welter russe d’origine tatare (né le 28 septembre 1991 dans la République de Mordovie), surnommé « Gladiator », il a aligné les performances sans jamais perdre dans l’octogone, avant de se retrouver agent libre fin décembre 2025.
Fakhretdinov passe professionnel en 2013. Son socle, c’est le sambo combat, complété par la lutte libre et le kūdo — un mélange typiquement russe qui forge des combattants à l’aise debout comme au sol. Le tout premier combat de sa carrière, le 5 juin 2013 face à Aigun Akhmedov, se solde par sa seule et unique défaite. Tout ce qui suit sera une longue série de succès : il enchaîne les victoires sur le circuit régional, décroche au passage une ceinture de champion (GFC), et bâtit une réputation de finisseur qui finit par taper à la porte de l’UFC.
Ses débuts dans l’octogone tombent le 4 juin 2022 : décision unanime contre Andreas Michailidis. Il confirme le 17 décembre 2022 face à Bryan Battle, toujours aux points. Mais c’est le 1er juillet 2023 que le grand public le repère vraiment : il étrangle Kevin Lee à la guillotine en moins d’une minute (55 secondes au premier round), un finish net contre un nom connu de la division.
Le 4 novembre 2023, sa marche en avant cale sans casser : match nul majoritaire contre le coriace Elizeu Zaleski dos Santos. Il repart de l’avant en 2024 avec deux décisions, une partagée contre Nicolas Dalby (22 juin) puis une unanime contre Carlos Leal (26 octobre). Sa dernière sortie, le 6 septembre 2025, est sa plus expéditive : TKO sur frappes contre Andreas Gustafsson en moins d’une minute.
Le profil de Fakhretdinov raconte un combattant complet et orienté finish. Sur l’ensemble de sa carrière, douze de ses victoires arrivent par KO/TKO et six par soumission, avec quatorze finitions au premier round. Sa défense de takedown frôle l’irréel (92 % selon l’UFC), logique pour un sambiste-lutteur qui décide où le combat se déroule. Debout, il mise sur la pression et des mains lourdes plutôt que sur le volume. Pour ses 1,83 m et 188 cm d’allonge, il fait partie de ces fighters difficiles à dominer dans un seul domaine.
Au moment de quitter l’UFC, son bilan dans l’organisation est de six victoires pour un nul, et son record global s’établit à 24 victoires, 1 défaite et 1 nul. Le 22 décembre 2025, plusieurs médias rapportent qu’il a terminé son contrat sans être re-signé par la promotion — un sort surprenant pour un combattant jamais battu dans l’octogone. À 34 ans, le « Gladiator » tatar aborde donc 2026 en agent libre, avec un palmarès qui parle pour lui.