Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
SeungWoo Choi est né le 3 novembre 1992 à Gangneung, dans la province de Gangwon-do, au nord-est de la Corée du Sud. Il grandit à Sokcho, une ville de 80 000 habitants posée à quelques kilomètres de la zone démilitarisée — un bout du monde pour faire ses armes, littéralement. Il commence les arts martiaux à 8 ans, s’entraîne dans les montagnes avec son père sans salle ni coach, et rêve d’abord de K-1. C’est pendant son service militaire obligatoire, en regardant l’UFC avec sa famille pendant les permissions, qu’il bascule vers le MMA.
Avant ça, il avait déjà construit quelque chose de solide en Muay Thai : médaillé de bronze aux Championnats du monde IFMA 2010 dans la catégorie −63 kg sous les couleurs de la sélection nationale coréenne. Il sort diplômé de l’Université de Yongin — la grande école des sports de combat en Corée — et rejoint le Mob Training Center à Séoul pour se lancer en MMA.
Ses débuts pros datent d’août 2015 (KO en R1 contre Tae Seung Yoon, Top FC 8). Il construit rapidement son palmarès sur le circuit asiatique, décroche le titre Top Fighting Championship poids plume à deux reprises (2016, 2017), et accumule un record de 7 victoires pour 1 défaite avant de signer à l’UFC. Le surnom « Sting » colle parfaitement à son style : percussion venimeuse, main gauche précise, capable de mettre les lumières très vite.
Son entrée dans l’Octogone, le 20 avril 2019 à l’UFC on ESPN+ 7, est difficile : défaite aux points contre Movsar Evloev — un lutteur russe qui s’avérera par la suite être l’un des meilleurs de la division. Trois mois plus tard à l’UFC 240, Gavin Tucker le soumet au troisième round. Deux défaites d’entrée, et la question se pose déjà de savoir si Choi a le niveau.
La réponse arrive en décembre 2019 avec une victoire aux points contre Suman Mokhtarian (UFC on ESPN+ 23), puis deux performances qui font parler en 2021. Le 6 février, il bat Youssef Zalal à l’unanimité au Fight Night Overeem vs. Volkov — une victoire qui vieillit très bien au vu du parcours de Zalal ensuite. Et le 19 juin 2021, il fait sauter Julian Erosa en 1 minute 37 secondes à l’UFC Vegas 29 : crochet gauche, enchaînement au sol, l’arbitre plonge. Performance of the Night, tout mérité. Trois victoires de suite, le réveil coréen semblait acté.
Mais le coup de frein est brutal. Alex Caceres le soumet au deuxième round en octobre 2021 (UFC Fight Night). Joshua Culibao le domine aux points à l’UFC 275 en juin 2022. Mike Trizano le KO au premier round à l’UFC 281 en novembre 2022. Jarno Errens lui permet de souffler — victoire aux points le 26 août 2023 — mais c’est le dernier résultat positif. Steve Garcia l’arrête en 1:36 au premier round en juillet 2024, Kevin Vallejos fait de même en 3:09 en mars 2025.
Le 9 avril 2025, l’UFC annonce sa mise à l’écart du roster. Son bilan final dans l’organisation : 4 victoires, 7 défaites. Record pro total : 11-8. Il avait perdu sa mère quelques semaines avant son dernier combat.
SeungWoo Choi n’aura pas tenu sur la longueur à l’UFC, mais sa trajectoire dit quelque chose d’honnête sur ce sport : le gamin de Sokcho qui regardait l’UFC à la télé pendant son service militaire est allé jusqu’au bout, a mis son nom sur un bonus « Performance of the Night » et a battu des mecs sérieux. Le KO sur Erosa en juin 2021 reste l’image la plus nette de ce qu’il pouvait produire quand tout s’alignait.