Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Shamil « Abrek » Abdurakhimov est né le 2 septembre 1981 dans le village de Kuyada, au cœur du Daghestan. Avant de débarquer dans l’octogone, il était économiste de formation — et cinq fois champion de Russie de Sanda (wushu de contact). Pas le parcours classique du mec sorti d’un gym de boxe à 16 ans.
Abdurakhimov débute en MMA professionnel en avril 2008 sur les circuits russes ProFC et Abu Dhabi FC. Il empile les victoires — souvent par TKO ou soumission — et s’offre en cours de route deux noms qui comptent : Jeff Monson, battu aux points en mai 2010 à l’Abu Dhabi FC, et Rameau Thierry Sokoudjou, stoppé en octobre de la même année. Son palmarès grimpe à 18-2 avant que l’UFC ne signe sous contrat cet Avar de 1,91 m et 119 kg en janvier 2015.
Son entrée dans la cage la plus célèbre du monde est brutale : Timothy Johnson le stoppe au premier round en avril 2015 à l’UFC Fight Night 63. Mauvaise carte de visite. Mais Abdurakhimov rebondit : il enchaîne des victoires sur Anthony Hamilton (février 2016) et Walt Harris (octobre 2016) avant de heurter le mur Derrick Lewis, KO/TKO en décembre 2016.
La suite, c’est du yoyo. Il repart de l’avant avec un KO propre sur Chase Sherman en novembre 2017, puis décroche sa victoire la plus notable à l’UFC : une décision unanime sur Andrei Arlovski en septembre 2018 à Moscou. Six mois plus tard, il règle son compte à Marcin Tybura (TKO round 2, avril 2019) — sa dernière victoire en carrière.
Les trois derniers combats racontent une autre histoire. Curtis Blaydes le stoppe à l’UFC 242 en septembre 2019. Chris Daukaus le finit à l’UFC 266 en septembre 2021. Sergei Pavlovich le détruit en un round en mars 2022. La dernière sortie — face à Jailton Almeida à l’UFC 283, le 21 janvier 2023 — se termine pareil, TKO au round 2. L’UFC le libère dans la foulée.
Abdurakhimov s’appuie sur un base Sanda solide — pieds-poings, jeu de distance — complétée par une lutte en freestyle. Son punch est réel : 9 victoires par KO/TKO sur 20 au total, avec un taux de finishs au premier round impressionnant (10 stoppages au premier acte sur l’ensemble de sa carrière). Le problème, c’est la résistance aux coups en fin de carrière : ses 6 défaites à l’UFC arrivent toutes par KO ou TKO.
Vingt victoires, huit défaites, un record officiel 5-6 à l’UFC. Abdurakhimov aura été un poids lourd respectable, jamais tout à fait un contendant au titre, mais capable de battre des vétérans solides comme Arlovski ou Monson. Champion du monde ADFC en poids lourds, cinq fois champion de Russie en Sanda — le palmarès hors octogone est là. Son dernier combat professionnel remonte au 21 janvier 2023, à 41 ans. Retraite sportive de fait depuis.