Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Avant de devenir un puncheur redouté chez les lourds à l’UFC, Shamil Gaziev jouait au volley-ball pour l’équipe nationale du Daghestan. C’est après un match que sa trajectoire bascule : il croise la route d’Abdulmanap Nurmagomedov — le père et entraîneur de Khabib — qui l’invite à essayer le MMA. Né le 10 février 1990 à Khunzakh, un village de montagne du Daghestan, Gaziev prend le chemin du combat. Il n’y reviendra jamais en arrière.
Quand son ami Eldar Eldarov, lui-même passé par l’école Nurmagomedov, prend la tête de la sélection nationale bahreïnie, il appelle Gaziev à le rejoindre à Manama. Gaziev pose ses valises au sein de la KHK MMA Team — la structure d’élite qui abrite aussi le poids mouche Muhammad Mokaev — et adopte le drapeau du Bahreïn. Il deviendra le premier combattant à représenter ce pays sous la bannière UFC.
Avant de passer professionnel en 2020, Gaziev construit un palmarès amateur sérieux : champion IMMAF d’Europe, d’Afrique et d’Asie en poids lourds, médaillé de bronze aux mondiaux IMMAF. Il débute ensuite chez les pros en Russie et en Biélorussie, enchaîne sept victoires en sept combats, toutes par arrêt avant la fin du deuxième round. Zéro décision. Il passe ensuite par la Brave Combat Federation, puis débarque le 19 septembre 2023 sur Dana White’s Contender Series : soumission de Greg Velasco par rear naked choke à 2:38 du premier round, contrat UFC décroché dans la foulée.
Le 16 décembre 2023, Gaziev fait ses débuts à l’UFC 296 face au Slovaque Martin Buday. Il s’impose par TKO au deuxième round (0:56) et repart avec le bonus Performance of the Night. L’UFC le propulse directement en main event pour son deuxième combat, le 2 mars 2024, contre Jairzinho Rozenstruik — un ancien top 5 mondial. Gaziev tient jusqu’au quatrième round avant que son coin ne jette l’éponge. Première défaite professionnelle, mais l’image d’un lourd capable d’aller chercher des pointures reste intacte.
Il rebondit le 3 août 2024 face à Don’Tale Mayes, victoire aux points, puis confirme sa puissance de frappe le 1er février 2025 en assommant Thomas Petersen d’un direct du droit à 3:12 du premier round. Mais les deux sorties suivantes freinent sa dynamique : KO au premier round par Waldo Cortes-Acosta (22 novembre 2025, 1:22), puis KO au deuxième round par Brando Peričić lors de l’UFC Perth du 2 mai 2026 (3:44). Record UFC à ce jour : 3 victoires, 3 défaites.
Gaziev mesure 1,91 m pour une envergure de près de deux mètres (199 cm). Sa puissance de frappe est son argument principal — 9 de ses 14 victoires professionnelles sont venues par KO ou TKO. Il sait aussi soumettre (3 victoires par rear naked choke), et sa défense au sol (83 % de takedowns défendus) laisse peu de portes ouvertes aux grappleurs. Là où les défaites montrent une limite réelle, c’est face aux frappeurs lourds capables de le toucher avant lui : Cortes-Acosta et Peričić ont chacun profité de la même fenêtre.
Avec un record global de 14-3 et des victoires exclusivement par arrêt dans 85 % de ses combats, Gaziev reste un danger constant dans une division poids lourds où une nuit peut tout effacer.