Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Née le 12 août 1988 à Saint-Gall en Suisse, Stephanie Egger a débarqué dans les arts martiaux à cinq ans, sur un tatami de judo. Pas un hobby d’enfance vite abandonné : elle y deviendra ceinture noire et championne d’Europe U23 en 2010 à Sarajevo (catégorie -70 kg), avant de remporter trois fois de suite le titre de championne suisse entre 2011 et 2013 dans la catégorie +63 kg. Ce sont des blessures récurrentes qui mettent fin à sa carrière judoka en 2013 — mais pas à sa vie de compétitrice.
Elle bifurque vers le grappling no-gi et décroche deux médailles d’or aux ADCC European Championships, en 2016 et 2019 dans la catégorie +60 kg. En parallèle, elle fait ses débuts en MMA le 19 septembre 2015, en soumettant Judith Ruis en 1 minute 30 au premier round. Le ton est donné.
Avant de rejoindre l’UFC, Egger enchaîne des combats en Europe et au Japon. En juillet 2019, elle s’impose aux points contre la Japonaise Reina Miura à RIZIN 17. Son bilan pré-UFC la présente comme une finisseuse redoutable : la majorité de ses victoires passent par soumission ou KO, rarement par les cartes des juges.
Elle débarque à l’UFC en octobre 2020 face à Tracy Cortez — un premier test difficile qu’elle concède aux points. La suite sera plus convaincante. En février 2022, elle bat Jessica-Rose Clark par armbar au premier round et repart avec le bonus Performance of the Night. En septembre 2022, elle soumet Ailin Perez au deuxième round. Deux performances qui illustrent exactement ce qu’elle sait faire : emmener le combat au sol et finir.
Le bilan UFC reste cependant en dents de scie. Une soumission rapide concédée à Mayra Bueno Silva en août 2022 (1 minute 17, round 1), une défaite par kneebar face à Irina Alekseeva en avril 2023, puis un dernier combat perdu aux points contre Luana Santos en décembre 2023 à l’UFC Vegas 83. L’UFC ne la reconduit pas début 2024.
Egger est avant tout une judoka reconvertie en soumisseuse. Elle cherche le contact rapproché, l’emmener au sol dès que possible, et l’armbar reste son outil de prédilection. Sa base ADCC lui donne une vraie polyvalence sur les jambes et les étranglements. En revanche, les combattantes qui la maintiennent debout ou qui lui imposent un rythme de boxe lui posent des problèmes — Cortez et Santos l’ont montré.
Libérée du contrat UFC début 2024, Egger rebondit vers Oktagon MMA, organisation qui monte en Europe, avec un combat programmé fin 2025. A 37 ans en 2026, son record se stabilise autour de 8 victoires pour 6 défaites. Elle reste une référence du grappling féminin en Europe, même si le plus haut niveau de l’UFC a révélé les limites d’un jeu qui repose presque exclusivement sur la lutte et la soumission.