Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Steven « Obi Won Shinobi / The Pillow » Koslow est né le 22 janvier 1997 à Jacksonville Beach, en Floride. Karatéka dès l’âge de 9 ans, il bascule vers le MMA à 15 ans et ne lâche plus. Sa formation se construit au 10th Planet Jiu-Jitsu Jacksonville — l’école no-gi fondée par Eddie Bravo — complétée par le travail athlétique à Fusion X-Cel Performance à Orlando. Le résultat : une ceinture marron en BJJ et une manie de finir les combats très vite, au sol, sans discussion.
Avant de pointer le bout du nez à l’Octogone, Koslow passe par la case Combat Night Pro, la ligue régionale de Floride. Bilan : 6 victoires, toutes par soumission, toutes au premier round. Rear naked choke, kimura, triangle, armbar — il varie les finitions mais le scénario reste le même. Son record amateur de 10-1 avant de passer pro en 2019 laissait déjà présager qu’il n’était pas là pour faire de la figuration.
Le 30 novembre 2022, Ronnie Lawrence se blesse et déclare forfait pour l’UFC 282 prévu dix jours plus tard à Las Vegas. Le nom qui sort du chapeau : Steven Koslow, 6-0, jamais passé au deuxième round de sa vie. Face à lui, Cameron Saaiman, lui aussi 6-0. Deux undefeated, deux debuters à l’Octogone — le match-up de papier.
Le combat est âpre et plein de grappling. Au deuxième round, Saaiman envoie un genou illégal alors que Koslow est à genoux en tentative de takedown. L’arbitre déduit un point au Sud-Africain. Koslow, blessé, choisit de continuer plutôt que d’accepter l’arrêt médical. Geste courageux, mais le troisième round lui coûte : Saaiman prend son dos, place des coups au sol, puis enchaîne genoux et poings debout jusqu’au TKO à 4:13. Défaite par TKO au troisième round — la seule de sa carrière à ce jour.
Depuis UFC 282, Koslow n’a pas remis les gants en compétition officielle. Son record stagne à 6-1. À 27 ans, avec un profil de finisseur pur et une base jiu-jitsu solide, il a clairement les outils pour revenir. La question c’est quand — et dans quel contexte l’UFC ou une ligue régionale lui redonnera une fenêtre.