Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
TJ Laramie a disputé son premier combat pro en mars 2015 à 17 ans, au Japon, contre Koshi Obata à Pancrase 265 — et il l’a terminé par KO au premier round. Depuis Windsor (Ontario), le poids plume canadien n’a jamais cherché à faire de bruit pour faire de bruit. Il s’appelle « The Truth », et ça colle : sobre, efficace, un finish quand il faut.
Son père lui a mis le MMA en tête à 11 ans, après une période qui aurait pu briser n’importe qui. En 2005, alors qu’il a 8 ans, TJ perd son frère aîné puis sa mère quelques semaines plus tard. Sa tante, qui les recueille, lui et son petit frère Tony (lui aussi combattant pro), décède à son tour en 2009. Le sport des arts martiaux mixtes devient le fil directeur, le truc qui maintient la famille ensemble. Il commence à taper des sacs au Maximum Training Centre sous la direction de Rino Belcastro, il apprend à couper les cheveux pour payer les cours, et il enchaîne les combats dans les shows régionaux d’Ontario et du Québec.
Avant d’arriver à l’UFC, il cumule deux titres régionaux — le championnat TKO MMA 145 lbs (qu’il décroche contre Charles Jourdain, futur pensionnaire de l’Octogone, en 2017) et le titre Prospect Fighting Championships à la même catégorie. Côté kickboxing, il a également été champion IKF World et WKA North American. Un bagage sérieux pour quelqu’un qui coupe encore des cheveux au Padrone Barbershop de Windsor entre deux camps.
Le 11 août 2020, TJ Laramie monte en cage pour la Dana White’s Contender Series contre l’Américain Daniel « Agent Orange » Swain. Il finit le combat au premier round par arrêt médical à 5:00. Dana White lui signe un contrat sur le champ. Ce que la caméra n’a pas dit : ce soir-là, c’est l’anniversaire de sa mère. Il pleure dans la cage. On le comprend.
Son premier passage à l’Octogone, le 19 septembre 2020 face à Darrick Minner à l’UFC Fight Night Covington vs. Woodley, tourne court : soumission guillotine en 48 secondes au premier round. Laramie encaisse, retravaille, revient. Son second combat à l’UFC, le 16 avril 2022 face à Pat Sabatini, dure la distance — trois rounds — mais il s’incline aux points (décision unanime). Deux défaites, libération du contrat.
Loin de raccrocher, Laramie repart construire. En juin 2023, il s’empare du titre vacant des poids plume BTC en soumettant Neftaly Martinez au premier round (rear naked choke, BTC 20). En novembre 2023, il enchaîne avec un KO/TKO en deux rounds face à Terry Lemaire (BTC 22). En janvier 2025, nouvelle victoire, cette fois aux points contre Joash Walkins à l’Unified MMA 60. Son record professionnel grimpe à 16-5-0, avec 12 victoires dont 7 par KO/TKO et 75% de finishs.