Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
Tony Kelley n’a pas grandi dans une salle de combat. C’est à 19 ans, cherchant un cadre et de la discipline, qu’il pousse la porte d’un cours de jiu-jitsu à Shreveport, en Louisiane. Ce que d’autres font gamin, il le fait adulte — et ça ne l’empêchera pas d’aller jusqu’à l’UFC. Entre-temps, il travaille comme environnementaliste dans une réserve de zones humides, profile assez rare pour un futur combattant professionnel. Il signe son premier combat pro le 15 septembre 2012 et construit son bagage technique sur les deux disciplines qui structurent son jeu : la frappe via le Kyokushin, dont il obtient la ceinture noire, et le grappling avec un grade de ceinture violette en BJJ.
Kelley passe plusieurs années à se frotter aux circuits régionaux américains — Legacy FC, WFF — en empilant les finishes. Sur onze combats professionnels, il termine 75 % de ses adversaires avant la limite, avec un mélange de KO/TKO et de soumissions (étranglements guillotine, rear naked choke, shoulder choke). La seule défaite notable de cette période intervient le 1er juillet 2016 face à Kevin Aguilar, dans un combat à cinq rounds soldé par décision partagée. Une contre-performance qui le ralentit, sans le stopper.
Le 15 août 2020, à l’UFC 252, Kelley fait ses débuts dans l’Octogone face à Kai Kamaka III. Il perd aux points, mais le combat est si engagé que les deux hommes repartent avec le bonus Fight of the Night. Début cruel, mais révélateur du personnage. Deux mois plus tard, le 10 octobre 2020, il repart avec sa première victoire à l’UFC en dominant Ali Al-Qaisi à la décision. À l’UFC 269, le 11 décembre 2021, c’est Randy Costa qui prend un TKO au deuxième round à 4h15. Kelley est à 2-1 à l’UFC et son nom commence à circuler sérieusement dans le bantamweight.
La chute arrive le 18 juin 2022 : Adrian Yanez le règle en 3 minutes 49 au premier round. Kelley avait en plus raté la limite de poids ce jour-là, montant sur la balance à 137,5 lbs au lieu de 135. L’UFC ne lui renouvelle pas son contrat en juillet 2022. Bilan sur la grande scène : 2 victoires, 2 défaites, un record total de 8-3.
Sur ses huit victoires, six sont des finishes — trois par KO/TKO, trois par soumission. La puissance de frappe vient de sa base Kyokushin, un karaté de contact intégral qui forge des coups solides et une résistance physique certaine. Son grappling de purple belt BJJ lui a permis de choper des soumissions sur le circuit régional. À l’UFC, sa précision de frappe s’établit à 47 % et il absorbe un volume similaire — signe d’un combattant qui aime les échanges mais dont la défense reste perfectible à ce niveau.