Manel Kape
Manel « Starboy » Kape Manel Kape est de ces combattants qui ne laissent personne indifférent : explosif, sûr de lui, et capable de mettre n’importe qui KO. Le Portugais
6’5″ (1,96 m) en welter, soit 10 centimètres de plus que la plupart de ses adversaires dans la division. Trey Waters n’est pas juste grand — il est le plus grand welterweight de tout le roster UFC. Découvert par des potes de gym à 17 ans dans sa ville natale d’Atlantic Beach (Floride), il commence le MMA en 2012, en terminale, et ne lâche plus jamais l’octogone.
Waters a eu un parcours qui n’a rien d’un long fleuve tranquille. À 15 ans, il passe deux semaines dans un centre de détention pour mineurs à Jacksonville après une bagarre. Une expérience qui le marque durablement. Aujourd’hui, il revient dans ce même établissement en tant que bénévole pour l’association The VERB Kind (Victory Everyday Restoring Belief), où il encadre des adolescents incarcérés. « Je n’ai pas eu de mentor, alors maintenant j’endosse ce rôle pour des gamins qui sont dans la même situation que moi. » Son surnom, « The Truth » ? Il l’associe directement à sa foi : « Je me sens comme un porteur de l’esprit de vérité. »
Côté palmarès, il passe par la LFA (Legacy Fighting Alliance) avant d’atterrir à l’UFC. En septembre 2022, il tente sa chance lors de la saison 6 du Dana White’s Contender Series, mais s’incline par soumission face à Gabriel Bonfim. Pas suffisant pour décourager les recruteurs. Quinze jours avant son entrée à l’Octogone, il décroche le titre welter LFA en expédiant Jalin Fuller au deuxième round, le 14 avril 2023.
Le 29 avril 2023, à l’UFC APEX de Las Vegas, Waters accepte un combat en remplacement sur short notice contre Josh Quinlan — sans même demander le nom de son adversaire avant de dire oui. Il gère les trois rounds de bout en bout et s’impose par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27). Première victoire à l’Octogone, expédiée proprement.
Sa deuxième apparition, le 11 mai 2024 à l’Enterprise Center de St. Louis contre Billy Ray Goff, est autrement plus mémorable. Les deux hommes se rendent coup pour coup pendant quinze minutes. Waters pilonne du droit tout le combat, Goff avance sans jamais reculer. Le verdict tombe : décision unanime (30-27, 30-27, 29-28) pour Waters. Le bonus Fight of the Night est décerné immédiatement. Ce que personne ne sait alors, c’est qu’il termine le combat avec un genou droit en morceaux — ligament croisé et ménisque arrachés dans les premières reprises. Seize mois de rééducation s’ensuivent.
Waters est un frappeur qui joue à fond sur son reach. Jab long, droit puissant, beaucoup de kicks à distance — son muay thai à longue portée est sa signature. En clinch, il est aussi à l’aise, avec trois victoires par soumission au compteur (deux guillotines, un rear-naked choke). Son talon d’Achille identifié : il baisse parfois la garde, ne checke pas systématiquement les low kicks et se retrouve en difficulté dos à la cage. Avec 86 % de takedown defense, il reste difficile à amener au sol.
Pour son retour après la blessure, Waters est envoyé à UFC Fight Night Paris le 6 septembre 2025 face à Sam Patterson. La rouille se fait sentir : il chute par KO au premier round (3:01). Un revers qui ne remet pas en cause son statut à l’Octogone, mais qui souligne qu’à 30 ans, le welterweight de Jacksonville a encore du chemin à faire pour s’installer parmi l’élite de sa division. Record pro actuel : 9 victoires (3 KO, 3 soumissions, 3 décisions), 2 défaites.